Conflit familial 1695-1706 (≈ 1701)
Conflit entre la famille de Seguin de Reyniès et les consuls de Lavaur.
XVIIe siècle
Construction du château
Construction du château XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification du château actuel par la famille de Seguin de Reyniès.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Le château est vendu et ses pièces sont redivisées.
XVIIIe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle XVIIIe siècle (≈ 1850)
Construction d'une chapelle de style Louis XV.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps de logis ; les deux pièces du premier étage avec plafond à la française et cheminée ; chapelle aux gypseries rocaille ; façades et toitures des communs selon plan joint à l'arrêté (cad. C 1379) : inscription par arrêté du 27 mai 1993
Personnages clés
Debard
Architecte municipal ayant réalisé des fresques dans la salle du château.
Philippe Cros
Historien ayant contesté la version de l'acquisition épiscopale du château.
Origine et histoire du Château de Reyniès
Le château de Reyniès (également orthographié Rayniès ou Ragnès), situé à Lavaur (Tarn), est inscrit aux monuments historiques depuis le 27 mai 1993. La seigneurie appartenait depuis plusieurs siècles à la famille de Seguin de Reyniès; un conflit entre cette famille et les consuls de Lavaur, réglé au tribunal de Montauban entre 1695 et 1706, précède la construction du château actuel. Selon la base Mérimée, l'évêché de Lavaur aurait racheté la seigneurie au XVIIe siècle pour y établir une résidence d'été et aurait fait édifier le château, auquel les évêques auraient ajouté au XVIIIe siècle une chapelle de style Louis XV. Philippe Cros conteste cette version : d'après les documents qu'il a consultés, la propriété serait restée aux Reyniès jusqu'au XIXe siècle et l'histoire d'une acquisition épiscopale tiendrait au long séjour d'un grand vicaire dans la maison. En 1793, le château est vendu comme bien national et ses pièces sont redivisées; plus tard, le propriétaire fait réaliser des fresques dans la salle par Debard, architecte municipal. Passé entre plusieurs mains aux XIXe et XXe siècles, il appartient depuis 1984 à des personnes engagées dans sa restauration. L'ensemble présente une architecture d'époque classique : un corps de logis central rectangulaire, orienté est-ouest, auquel s'adosse à l'est un bâtiment quadrangulaire saillant et plus élevé. Des traces d'arrachement à l'autre extrémité indiquent qu'une aile symétrique a été démolie ou n'a jamais été édifiée. Deux corniches, l'une sous les appuis des fenêtres et l'autre sous la toiture, ceignent la façade. L'accès au corps central se fait par deux perrons à deux volées droites, au nord et au sud, qui desservent des portes en vis-à-vis. Une annexe, sans doute édifiée au XVIIIe siècle à l'emplacement possible de l'aile ouest, abrite une petite chapelle de deux travées ornée de gypseries dans le style rocaille. Au premier étage du corps de logis, trois pièces conservent des plafonds à la française et des cheminées.