Frise chronologique
fin Xe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin Xe siècle (≈ 1095)
Château fort édifié, date approximative.
1200-1203
Agrandissement par Jean sans Terre
Agrandissement par Jean sans Terre
1200-1203 (≈ 1202)
Construction ou extension attribuée.
6 mars 1365
Restitution à Jean II le Bon
Restitution à Jean II le Bon
6 mars 1365 (≈ 1365)
Accord entre Charles II de Navarre.
1855
Comblement des fossés
Comblement des fossés
1855 (≈ 1855)
Modification majeure du site.
janvier 1871
Combats franco-prussiens
Combats franco-prussiens
janvier 1871 (≈ 1871)
Pertes parmi les gardes mobiles.
1903-1905
Restauration par Lucien Lefort
Restauration par Lucien Lefort
1903-1905 (≈ 1904)
Travaux pour Oscar Cosserat.
1935
Classement du site
Classement du site
1935 (≈ 1935)
Protection officielle de 48,41 ha.
années 1950
Restauration par Roger Parment
Restauration par Roger Parment
années 1950 (≈ 1950)
Aménagements touristiques ajoutés.
2003
Fermeture au public
Fermeture au public
2003 (≈ 2003)
Fin des visites régulières.
26 mai 2007
Incendie de la tour nord
Incendie de la tour nord
26 mai 2007 (≈ 2007)
Dégâts majeurs aux planchers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Robert II de Bellême - Seigneur normand |
Attribution possible du nom. |
| Robert le Magnifique - Duc de Normandie |
Père de Guillaume le Conquérant. |
| Robert (fils du duc Aubert) - Comte de Moulineaux (IXe siècle) |
Origine possible du nom. |
| Jean sans Terre - Roi d'Angleterre |
Agrandissement entre 1200 et 1203. |
| Charles II de Navarre - Roi de Navarre |
Restitue le château en 1365. |
| Lucien Lefort - Architecte, élève de Viollet-le-Duc |
Restauration en 1903-1905. |
| Oscar Cosserat - Propriétaire du château |
Commanditaire des travaux en 1903. |
| Roger Parment - Maire de Moulineaux (années 1950) |
Restauration et aménagements touristiques. |
Origine et histoire
Le château de Robert le Diable, situé à Moulineaux en Normandie, est un château fort édifié à la fin du Xe siècle, aujourd’hui en ruine. Ses vestiges se trouvent dans un bois, à 500 mètres au sud-ouest de l’église Saint-Jacques-le-Majeur, en bordure de l’autoroute A13. Construit sur une falaise surplombant la Seine en rive gauche, il offrait une position stratégique pour surveiller les deux branches d’une boucle du fleuve et contrôler les alentours de Rouen. Son emplacement en faisait un point de vigie idéal pour la région rouennaise.
L’origine de son nom reste incertaine : il pourrait faire référence à Robert II de Bellême, à Robert le Magnifique (père de Guillaume le Conquérant), ou à un comte de Moulineaux du IXe siècle, Robert fils du duc Aubert, selon les sources. Aucune preuve historique ne confirme sa construction par ces personnages, mais une légende locale leur attribue ce château. Jean sans Terre aurait contribué à sa construction ou à son agrandissement entre 1200 et 1203. En 1365, Charles II de Navarre restitue le château au roi de France Jean II le Bon, dans le cadre d’un accord politique.
Au fil des siècles, le château a subi plusieurs transformations et dégradations. Ses fossés furent comblés en 1855, et en janvier 1871, il devint un lieu marqué par des combats durant la guerre franco-prussienne, notamment pour les gardes mobiles de l’Ardèche. Entre 1903 et 1905, Lucien Lefort, élève de Viollet-le-Duc, reconstruit partiellement le château pour Oscar Cosserat, propriétaire de l’époque. Classé site protégé en 1935, il fut restauré dans les années 1950 par Roger Parment, alors maire de Moulineaux, qui y aménagea des reconstitutions historiques et des scènes médiévales.
Ouvert au public jusqu’en 2003 avec près de 50 000 visiteurs annuels dans les années 1980, le château fut ensuite fermé pour des raisons de sécurité. Un incendie en 2007 détruisit les planchers de la tour nord, dite « de Rouen ». Rachat par la Communauté de l’agglomération rouennaise, un programme de 700 000 € fut lancé pour réhabiliter les abords. Aujourd’hui, les douves et la cour sont accessibles au public, tandis que le reste du site attend une restauration complète.