Classement monument historique 1974 (≈ 1974)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, ainsi que la terrasse avec son mur de soutènement (cad. E 295, 296) : inscription par arrêté du 21 février 1974
Personnages clés
Étiennette de Bourgogne - Comtesse de Bourgogne
Propriétaire en 1080, mère du pape Calixte II
Marquis de Grammont - Héritier et reconstructeur
Rebâtit le château en 1756
Amédée Caron - Industriel du XIXe siècle
Transforme le château en 1864
Origine et histoire du Château de Roche-sur-Loue
Le château de Roche-sur-Loue trouve ses origines au XIe siècle comme forteresse médiévale contrôlant un gué sur la Loue et un axe stratégique de la « route du sel du Jura ». À l’origine, il se compose d’une grande tour fortifiée, située à l’emplacement actuel de la grille d’entrée. En 1080, la seigneurie appartient à Étiennette de Bourgogne, comtesse et mère du futur pape Calixte II, soulignant son importance dans le comté de Bourgogne. Le site, vassal des seigneurs de Salins, joue alors un rôle défensif et économique majeur dans la région.
Au XVIIe siècle, le domaine passe à la famille de Brun, élevée au rang de marquisat en 1694. En 1756, le marquis de Grammont, héritier du site, entreprend une reconstruction complète du château dans un style classique, conservant deux tours carrées d’origine et ajoutant un toit à l’impériale. Ce remaniement coïncide avec l’essor économique local, marqué par la création de la Saline royale d’Arc-et-Senans en 1775, exploitée pour ses ressources en bois de la forêt de Chaux. Le château, toujours privé, est inscrit aux monuments historiques en 1974 pour ses façades, toitures et terrasses.
L’architecture actuelle allie un corps de logis à un étage, flanqué de deux pavillons et couvert d’ardoise, reflétant les transformations du XVIIIe siècle. En 1864, Amédée Caron modernise à nouveau le château et y implante une activité industrielle, illustrant son adaptation aux évolutions économiques. Bien que non ouvert au public, le site reste un témoignage préservé de l’histoire franche-comtoise, lié à la fois à la féodalité médiévale et aux mutations des Lumières.