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Château de Rochecotte à Saint-Patrice en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Rochecotte

  • 64 Rue Dorothée de Dino
  • 37130 Coteaux-sur-Loire
Château de Rochecotte
Château de Rochecotte
Château de Rochecotte
Château de Rochecotte
Château de Rochecotte
Château de Rochecotte
Crédit photo : Beaujabot - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
43 Rue Dorothée de Dino (Saint-Patrice, Coteaux sur Loire) 37130 Coteaux-sur-Loire

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1767
Érection en marquisat
1828
Achat par la duchesse de Dino
1830
Fondation du journal *Le National*
1840
Construction de la chapelle
1940
Vol du traité de Versailles
1948
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les bâtiments des communs : inscription par arrêté du 22 mai 1948

Personnages clés

Dorothée de Courlande, duchesse de Dino - Propriétaire et mécène Transforma le château au XIXe siècle.
Talleyrand - Diplomate et résident Y tint salon jusqu’à sa mort.
Adolphe Thiers - Homme politique Participa aux réunions de 1830.
Boniface de Castellane - Dandy de la Belle Époque Y célébra son mariage en 1895.
Emilio Terry - Architecte et propriétaire Restaura le château (1934-1969).
Roger Peyrefitte - Écrivain et diplomate Témoin des événements de 1940.

Origine et histoire du Château de Rochecotte

Le château de Rochecotte, situé à Saint-Patrice près de Langeais en Indre-et-Loire, est une demeure construite à la fin du XVIIIe siècle. Il a été profondément remanié au XIXe siècle, notamment par la duchesse de Dino, qui y entreprit d'importants travaux d'agrandissement et de décoration après son acquisition en 1828. Le domaine, érigé en marquisat en 1767, fut le théâtre de réunions politiques influentes, comme celles ayant mené à la fondation du journal Le National en 1830.

Le château est indissociable de la figure de Talleyrand, oncle et amant de la duchesse de Dino, qui y séjourna régulièrement jusqu'à sa mort en 1838. La duchesse y installa une chapelle en 1840 à l'emplacement de sa chambre, ornée de souvenirs diplomatiques et d'objets d'art. Le domaine passa ensuite entre les mains de la famille Castellane, qui y organisa des fêtes fastueuses à la Belle Époque, avant d'être transformé en hôtel-restaurant au XXe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château servit de refuge pour des archives diplomatiques, dont l'original du traité de Versailles, confisqué par les Allemands en 1940. Après plusieurs changements de propriétaires, il fut restauré dans les années 1980 et classé partiellement aux monuments historiques en 1948. Ses jardins, repérés comme remarquables, et son architecture néoclassique en font un site emblématique de la Touraine.

Parmi les anecdotes marquantes, Balzac y fut reçu en 1836 mais jugé « vulgaire » par la duchesse, tandis qu'en 1944, un mystérieux baron autrichien, amant de la châtelaine, intrigua les locaux par son double jeu entre la Wehrmacht et la Résistance. Le château conserve aujourd’hui des traces de son passé prestigieux, malgré la dispersion de son mobilier historique en 1978.

L’édifice se compose d’un corps central flanqué de deux pavillons carrés, avec une façade ornée des armoiries de Talleyrand. La chapelle, construite en 1840, présente des bas-reliefs religieux et un fronton triangulaire. Les communs, inscrits aux monuments historiques, et les terrasses offrant une vue sur la Loire complètent cet ensemble architectural, témoin des fastes de l’aristocratie et de la diplomatie française.

Liens externes

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