Château de Rochefort-en-Terre dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-gothique

Château de Rochefort-en-Terre

  • Rue du Château
  • 56220 Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Château de Rochefort-en-Terre
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1374
Passage aux Rieux
1488
Destruction partielle
1490
Reconstruction partielle
XVIIe siècle
Réparations partielles
1793
Destruction majeure
1907
Transformation néo-gothique
1917
Remontage de la chapelle
1927
Achèvement de la tour
20 décembre 1990
Inscription aux monuments historiques
30 janvier 2013
Cession à la commune
11 avril 2015
Ouverture du Naïa Museum
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des vestiges, y compris les façades et toitures du manoir et de la chapelle (cad. AB 331 à 335) : inscription par arrêté du 20 décembre 1990

Personnages clés

Alfred Klots Peintre américain qui transforma les communs en manoir néo-gothique.
Charles VIII Roi de France qui ordonna l'arasement partiel du château en 1488.
Jean IV de Rieux Seigneur qui entreprit la reconstruction du château vers 1490.
Naïa la sorcière Figure légendaire liée aux ruines du château à la fin du XIXe siècle.

Origine et histoire du Château de Rochefort-en-Terre

Le château de Rochefort-en-Terre domine la ville et la vallée du Gueuzon depuis un éperon rocheux. Le premier établissement, attribué aux seigneurs de Rochefort, remonte au XIIe siècle. Il passa par mariage à la puissante famille de Rieux en 1374. Le site conserve un plan pentagonal allongé dont quatre côtés subsistent. En 1488, une partie du château fut arasée sur l'ordre du roi Charles VIII, puis Jean IV de Rieux entreprit sa reconstruction vers 1490 ; le châtelet et la tour sud datent de cette campagne. Lors des guerres de la Ligue, les troupes du duc de Mercœur prirent et incendièrent le château ; il subit ensuite des pillages et des destructions, culminant en 1793 où il fut presque totalement anéanti. Au XVIIe siècle, la famille Larlan entreprit des réparations partielles, et l'écurie du XVIIe siècle fut transformée en habitation après la Révolution. La propriété changea de mains à plusieurs reprises : familles de Rochefort, de Rieux, de Coligny, de Lorraine, Larlan, Hay des Nétumières, Juhel (acquéreur en 1843), puis le peintre américain Alfred Klots en 1907. Klots transforma les anciens communs en manoir néo-gothique, réemployant des matériaux provenant notamment du manoir de Kéralio à Noyal-Muzillac ; les lucarnes et la chapelle furent remontées dans le parc, la chapelle en 1917. Un corps de bâtiment en équerre formant le manoir s'appuie sur ces communs XVIIe, une première tour de jonction fut édifiée avant 1914 et une seconde, à l'extrémité de l'aile sud, fut achevée en janvier 1927. Éloignée des combats, la propriété servit d'hôpital de campagne pendant les deux guerres mondiales. En 1978, la belle-fille d'Alfred Klots vendit le domaine en viager au conseil général du Morbihan ; elle renonça à l'usufruit en 2009, prélude à la cession à la commune le 30 janvier 2013. Les vestiges, ainsi que les façades et toitures du manoir et de la chapelle, sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1990. Des bénévoles de l'association Chantier Histoire et Architecture Médiévales ont participé à des travaux de restauration entre 1989 et 1995. Le manoir Klots a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle ». Le Naïa Museum, musée des arts de l'imaginaire tenu par deux artistes, a ouvert dans le parc le 11 avril 2015 ; son nom évoque Naïa la sorcière, figure légendaire liée aux ruines à la fin du XIXe siècle. Parmi les éléments encore lisibles sur le site figurent des tours d'angle et la tour sud, des remparts, la chapelle remontée et des lucarnes de styles gothique et Renaissance, ainsi que des aménagements de parc et des statues.

Liens externes