Origines du château de terre fin Xe - début XIe siècle (≈ 1125)
Première fortification sur deux mottes castrales.
1138
Attestation du mandement
Attestation du mandement 1138 (≈ 1138)
Rochefort devient chef-lieu administratif.
vers 1223
Construction du donjon
Construction du donjon vers 1223 (≈ 1223)
Tour rectangulaire et chapelle Saint-Blaise édifiées.
XIVe siècle
Renforcement des murailles
Renforcement des murailles XIVe siècle (≈ 1450)
Modernisation des défenses et village attitré.
XVIe siècle
Réoccupation et modernisation
Réoccupation et modernisation XVIe siècle (≈ 1650)
Château adapté aux besoins de l’époque.
6 septembre 2001
Classement monument historique
Classement monument historique 6 septembre 2001 (≈ 2001)
Protection officielle des ruines en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité (enceinte, donjon, logis, chapelle Saint-Blaise) (cad. D 424, 425, 427, 428, 430, lieudit le Village) : inscription par arrêté du 6 septembre 2001
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun nom.
Origine et histoire du Château de Rochefort-en-Valdaine
Le château de Rochefort-en-Valdaine trouve ses origines à la fin du Xe ou au début du XIe siècle sous la forme d’un château de terre, remplacé par une construction en pierre au XIIe siècle. Les vestiges actuels, situés dans la Drôme, illustrent une occupation continue et des transformations architecturales entre le XIe et le XVIe siècle. Le site initial comportait deux mottes castrales, dont une fut réutilisée pour ériger le nouveau château vers 1223, incluant une tour rectangulaire et une chapelle castrale dédiée à Saint-Blaise. Ce château devint le chef-lieu du mandement de Rochefort, attesté dès 1138, marquant son importance administrative et stratégique dans la région.
Les fortifications, consolidées au XIVe siècle, furent entourées d’une muraille qui abritait un village à ses pieds. Après une période d’abandon entre les XIVe et XVe siècles, le château fut réoccupé et modernisé au XVIe siècle, reflétant les adaptations militaires et résidentielles de l’époque. Au XXe siècle, l’association locale ACROCH entreprit des travaux de consolidation pour préserver les ruines, qui comprennent aujourd’hui le donjon, les logis, l’enceinte et la chapelle. Ces vestiges offrent un panorama complet de l’évolution des techniques de défense et d’habitat seigneurial sur près de six siècles.
Classé monument historique en 2001, le site est désormais ouvert au public et accueille des expositions estivales ainsi qu’un centre de recherche dédié aux mottes castrales. Son donjon, construit vers 1220 dans le flanc ouest de la motte, illustre la hiérarchie sociale médiévale : la partie haute était réservée aux seigneurs, tandis que la salle basse servait de réserve. La muraille, reprise au XIVe siècle, et les aménagements du XVIe siècle témoignent des besoins croissants de protection et de confort, faisant de ce château un exemple remarquable d’architecture castrale en Auvergne-Rhône-Alpes.