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Château de Rochemorin à Martillac en Gironde

Patrimoine classé Propriété viticole Demeure seigneuriale Château d'apparat

Château de Rochemorin

    2 Chemin de Rochemorin
    33650 Martillac
Propriété privée
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Château de Rochemorin
Crédit photo : Elfabriciodelamancha - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1609
Achat par les Montesquieu
1653
Ravage pendant la Fronde
1716
Naissance possible de Jean-Baptiste
1973
Rachat par André Lurton
6 août 1990
Classement Monument Historique
2003–2005
Construction du nouveau chai
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du logis central et du pavillon d'entrée ; restes du pavillon Sud-Ouest ; mur Nord de clôture XVIIIe siècle avec sa grille ; deux cheminées intérieures du rez-de-chaussée (cad. B 394 (anciennement 7) ) : inscription par arrêté du 6 août 1990

Personnages clés

Jacques de Secondat, baron de Montesquieu - Propriétaire et philosophe Acheteur en 1609, famille gérante jusqu’en 1919.
Jeanne de Lartigue - Épouse de Montesquieu Gère le domaine après 1755.
Jean de Amelin - Seigneur du Périgord Possible origine du nom *Rochemorin*.
André Lurton - Viticulteur moderne Rachète et modernise le domaine en 1973.

Origine et histoire

Le château de Rochemorin, situé à Martillac en Gironde, est un domaine viticole dont les origines architecturales remontent aux XVe et XVIe siècles. Il apparaît sur les cartes de Cassini (XVIIIe siècle) sous le nom de Rochemorin, puis sous des variantes comme Nochemorin (1820–1866) ou Roche Morin (1950). Le site, à 50–55 m d’altitude, était initialement une fortification liée à la résistance aux Maures (VIIIe siècle selon une théorie), avant de devenir une seigneurie au XIVe siècle. Le domaine, propriété de la famille de La Lande (XIe–XVe siècles), passe aux Pesnel, puis aux Montesquieu en 1686 par le mariage de Marie-Françoise de Pesnel avec Jacques de Secondat, baron de Montesquieu.

Acquis en 1609 par la famille de Montesquieu, le château est ravagé pendant la Fronde (1653) puis restauré. Le pavillon nord-ouest, le logis ouest et un mur du pavillon sud-ouest datent des XVe–XVIe siècles, tandis que le pavillon nord-est (fin XVIe–début XVIIe) et les dépendances (fin XVIIe–XVIIIe) complètent l’ensemble. Une cheminée porte la date de 1756. Le domaine, où naît peut-être Jean-Baptiste de Secondat (fils de Montesquieu) en 1716, produit alors du vin blanc et un claret (rouge clair) apprécié des Anglais. Jeanne de Lartigue, épouse de Montesquieu, gère le domaine après 1755, maintenant la production viticole.

Le château reste dans la famille Montesquieu jusqu’en 1919, date à laquelle il est vendu aux Établissements Beaumartin, puis passe entre plusieurs mains (Billiard en 1941, Ch. Cante) avant d’être racheté en 1973 par André Lurton. Ce dernier modernise les infrastructures entre 2003 et 2005, construisant un chai contemporain à 550 m de l’ancien, tout en restaurant les bâtiments historiques. Le domaine, inscrit aux Monuments Historiques en 1990 pour ses façades, toitures et éléments intérieurs (comme deux cheminées), perpétue aujourd’hui la tradition viticole de Pessac-Léognan, avec des vins rouges (merlot, cabernet) et blancs (sauvignon, sémillon).

Deux théories expliquent l’origine du nom Rochemorin : la première lie le site à une résistance contre les Maures (La Roche Morine), la seconde à Jean de Amelin, seigneur du Périgord, qui aurait acquis une maison noble nommée Beaubois avant de constituer le domaine. Les parcelles viticoles, remembrées au fil des siècles, couvrent aujourd’hui 17 ha en blanc et 51 ha en rouge (2024), sur des sols de graves et d’argile. Le château, ouvert à la visite, témoigne de l’héritage architectural et viticole de la Gironde.

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