Crédit photo : Gilbert LE MOIGNE - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
29460 Logonna-Daoulas, 416 Rosmorduc
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1545
Construction du manoir primitif
Construction du manoir primitif vers 1545 (≈ 1545)
Édifice fortifié sur motte féodale.
début XVIIe siècle
Restauration du manoir
Restauration du manoir début XVIIe siècle (≈ 1704)
Travaux menés par la famille Le Gentil.
1710
Abandon par les Rosmorduc
Abandon par les Rosmorduc 1710 (≈ 1710)
Départ pour le château de Kerazan.
vers 1900
Restauration par Henri Mellet
Restauration par Henri Mellet vers 1900 (≈ 1900)
Recomposition du logis et des intérieurs.
7 mars 2007
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 mars 2007 (≈ 2007)
Protection partielle du château et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, à savoir le logis (corps principal et aile en retour) en totalité, le bâtiment de commun lui faisant face pour ses façades et toitures ainsi que le portail d'entrée, le mur est prolongeant le commun, les arcades prolongeant l'aile est du logis, les ruines de l'oratoire, le jardin en terrasse sud avec ses murs de soutènement (cad. C 810, 806, 807, 809, 811) : inscription par arrêté du 7 mars 2007
Personnages clés
Henri Mellet - Architecte
Dirigea la restauration au début XXe.
Famille Rosmorduc - Propriétaires historiques
Posséda le domaine depuis le XIIIe siècle.
Famille Le Gentil - Alliés des Rosmorduc
Transforma le manoir au XVIIe siècle.
Origine et histoire du Château de Rosmorduc
Le château de Rosmorduc est édifié sur une ancienne motte féodale à Logonna-Daoulas, dans le Finistère. Le manoir primitif, construit vers 1545, était protégé par une enceinte trapézoïdale et des douves, avec une façade tournée vers la mer. Il fut restauré au début du XVIIe siècle et en 1648, avant d’être délaissé en 1710 par la famille Rosmorduc au profit du château de Kerazan. Transformé en résidence de chasse, il perdit son corps de logis principal et devint une ferme après sa saisie comme bien national pendant la Révolution.
Au début du XXe siècle, l’architecte Henri Mellet mena une campagne majeure de restauration et de reconstruction. Il recomposa un ensemble manorial autour d’une cour fermée, transformant l’aile sud des communs en nouveau corps de logis et intégrant des éléments anciens comme les tentures d’origine. Les travaux concernèrent aussi les décors intérieurs, la façade arrière (avec une loggia saillante) et l’agrandissement des pavillons latéraux.
Le château, inscrit partiellement aux monuments historiques en 2007, conserve des vestiges de son oratoire, un jardin en terrasse, et des arcades prolongeant l’aile est. Son architecture mêle granite de kersanton, porche à balcon, et lucarnes à pignon, témoignant de ses transformations successives depuis le XVIe siècle.