Frise chronologique
1617
Achèvement du château
Achèvement du château
1617 (≈ 1617)
Fin des travaux sous Louis Mérigat.
XVIe siècle
Début de la construction
Début de la construction
XVIe siècle (≈ 1650)
Lancement des travaux de l’hôtel particulier.
XVIIe siècle
Changement de nom
Changement de nom
XVIIe siècle (≈ 1750)
Appelé « maison du Marché Dieu » et hôtel Mérigat.
XIXe siècle
Acquisition par Roumailhac
Acquisition par Roumailhac
XIXe siècle (≈ 1865)
La famille donne son nom actuel.
24 juin 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
24 juin 1948 (≈ 1948)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 271, 272, 274) : inscription par arrêté du 24 juin 1948
Personnages clés
| Louis Mérigat - Seigneur de Beaulieu |
Commanditaire de l’achèvement en 1617. |
| Jean Carrier - Seigneur de Nancré |
Propriétaire et conseiller du roi. |
| Famille Roumailhac - Propriétaires au XIXe siècle |
Donne son nom actuel au château. |
Origine et histoire
Le manoir de Roumailhac, aussi appelé hôtel Mérigat ou château de Nanchapt, est un hôtel particulier Renaissance construit entre le XVIe siècle et 1617 à La Tour-Blanche-Cercles, en Dordogne. Sa structure quadrangulaire, centrée sur une cour intérieure, comprend deux logis perpendiculaires reliés par une tour polygonale abritant un escalier en colimaçon. Les façades, ornées de sculptures animales et de lucarnes à meneaux, reflètent l’architecture raffinée de l’époque, tandis que la porte d’entrée, avec son linteau en accolade, témoigne d’un savoir-faire artisanal remarquable.
L’édifice a porté plusieurs noms au fil des siècles, liés à ses propriétaires successifs : « maison du Marché Dieu » au XVIIe siècle (en raison de sa proximité avec la halle locale), puis hôtel Mérigat, avant d’être rebaptisé château de Roumailhac au XIXe siècle après son acquisition par la famille éponyme. Propriété partiellement communale et privée aujourd’hui, il fut achevé en 1617 par Louis Mérigat, seigneur de Beaulieu, puis transmit par mariage à la famille de Nanchapt. Aucune modification majeure n’est attestée entre 1617 et la fin du XIXe siècle, préservant ainsi son authenticité.
Classé monument historique depuis 1948 pour ses façades et toitures, le château illustre l’évolution des demeures aristocratiques en Périgord. La tour octogonale, les gargouilles animales et les lucarnes sculptées – dont une porte la date de 1617 – soulignent son caractère exceptionnel. Une chapelle transformée en logement au XXe siècle et une galerie à arcs surbaissés complètent l’ensemble, mêlant fonctions résidentielles et symboliques dans le bourg médiéval.
Situé sur l’ancienne place du Marché-Dieu, le monument incarne aussi l’histoire économique locale, liée aux foires et échanges commerciaux. Son architecture, mêlant éléments défensifs (tour) et esthétiques (sculptures), reflète les aspirations des élites provinciales sous les Valois et les Bourbons, entre prestige et utilité. Les sources mentionnent également son rôle dans les alliances familiales, comme en témoigne le mariage de la fille de Jean Carrier, seigneur de Nancré, qui transmit la demeure à la lignée de Nanchapt.