770 Rue du Chateau de Roussillon, 46090 Saint-Pierre-Lafeuille, France
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
…
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIIIe siècle
Vestiges initiaux
Vestiges initiaux VIIIe siècle (≈ 850)
Place forte du duc d'Aquitaine
1355
Prise anglaise
Prise anglaise 1355 (≈ 1355)
Raymond d’Antéjac reconnaît le roi d’Angleterre
XIIIe-XVe siècle
Construction du château
Construction du château XIIIe-XVe siècle (≈ 1550)
Forteresse familiale des Roussillon
1632
Visite de Louis XIII
Visite de Louis XIII 1632 (≈ 1632)
Reçu par Jean III de Gontaud-d’Oriolle
XVIe siècle
Bastion protestant
Bastion protestant XVIe siècle (≈ 1650)
Lieu clé du protestantisme local
1929
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1929 (≈ 1929)
Inscrit à l’inventaire national
1958
Début des restaurations
Début des restaurations 1958 (≈ 1958)
Sauvetage par la famille Mailhol
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Raymond d’Antéjac - Seigneur de Roussillon
Remit le château aux Anglais en 1355
Jean III de Gontaud-d’Oriolle - Propriétaire au XVIIe siècle
Accueillit Louis XIII en 1632
Famille Mailhol - Restaurateurs (XXe siècle)
Sauva le château à partir de 1958
Origine et histoire
Le château de Roussillon est une forteresse médiévale édifiée entre le XIIIe et le XVe siècle sur la commune de Saint-Pierre-Lafeuille, dans le Lot. Bâti à 300 mètres d’altitude sur une butte surplombant la combe de la Curade, il était à l’origine composé de huit tours, trois corps de logis, une chapelle et un cloître. Son emplacement stratégique lui permettait de contrôler les vallées au nord de Cahors et les affluents du Lot, servant à la fois de place forte et de résidence seigneuriale.
Construite sur les vestiges d’une place forte du VIIIe siècle liée au duc d’Aquitaine, la forteresse passa aux mains des Anglais en 1355 pendant la guerre de Cent Ans, lorsque Raymond d’Antéjac, seigneur des lieux, reconnut les droits du roi d’Angleterre sur la couronne de France. Au XVIe siècle, le château devint un bastion protestant avant d’accueillir le roi Louis XIII en 1632, alors propriété de Jean III de Gontaud-d’Oriolle. Son déclin débuta au XVIIIe siècle, lorsque ses propriétaires l’abandonnèrent progressivement.
Partiellement ruiné, le château échappa aux destructions révolutionnaires mais fut utilisé comme carrière de pierres au XIXe siècle. Sauvé par une restauration initiée en 1958 par la famille Mailhol, il a retrouvé une partie de son aspect d’origine. Depuis 1929, il est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, témoignant de son importance patrimoniale.
Aujourd’hui, le château se compose de trois tours et d’un grand corps de logis organisés autour de deux cours intérieures, entourés de douves. Bien qu’ayant perdu une partie de ses structures initiales (cinq tours et deux corps de logis), il reste un exemple remarquable d’architecture médiévale adaptée à la fois à la défense et à la vie seigneuriale. Sa restauration récente permet désormais de l’habiter.