Construction du donjon XIIIe siècle (≈ 1350)
Tour sud originale encore visible aujourd’hui.
XIVe siècle
Reconstruction des courtines
Reconstruction des courtines XIVe siècle (≈ 1450)
Quatre tours et murs défensifs remaniés.
XVIe siècle
Ajout du logis ouest
Ajout du logis ouest XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation résidentielle du château.
1746
Construction du puits
Construction du puits 1746 (≈ 1746)
Œuvre de Philippe de Custines, toujours présent.
mai 1940
Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale
Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale mai 1940 (≈ 1940)
Dynamitage du carrefour par la GRM.
1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1988 (≈ 1988)
Protection du château de Roussy-Seigneurie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Roussy-Seigneurie, 9, place du Château : façades et toitures ; murs de soutènement ; tours ; donjon ; portail d'entrée, puits situé dans la cour ; caves voûtées ; escaliers à l'italienne et cheminée de la cuisine, au rez-de-chaussée du logis (cad. 14 12) : inscription par arrêté du 16 novembre 1988 - Domaine du château de Roussy-Comté, 7 et 8, place du Château (cad. 14 27/11, 28/11, 36/11, 38/26, 39/26) : inscription par arrêté du 13 février 1997
Personnages clés
Philippe de Custines - Seigneur local
Commanditaire du puits en 1746.
Ermesinde de Luxembourg - Comtesse héritière
Divisa la terre de Roussy au XIIIe siècle.
George Patton - Général américain
Libéra Roussy-le-Village en 1944.
Origine et histoire
Le château de Roussy-Seigneurie fait partie d’un ensemble de deux châteaux à Roussy-le-Village, en Moselle, aux côtés du château de Roussy-Comté. Son origine remonte au XIIIe siècle, avec une tour sud (donjon) encore visible aujourd’hui. Au XIVe siècle, les courtines et quatre tours furent reconstruites, tandis qu’un logis fut adossé à la courtine ouest au XVIe siècle. Des aménagements majeurs eurent lieu au XVIIIe siècle, incluant un portail d’entrée, un puits, et des escaliers à l’italienne, reflétant les évolutions architecturales et les besoins résidentiels de l’époque.
La seigneurie de Roussy, distincte du comté voisin, était détenue par une branche cadette des anciens seigneurs de Roussy. Ces derniers conservèrent une partie du village et l’un des deux châteaux de Roussy-le-Bourg, malgré les morcellements successifs de leur patrimoine. Le château fut partiellement transformé au XIXe siècle pour des usages agricoles, illustrant son adaptation aux activités locales. Son inscription aux Monuments Historiques en 1988 (pour Roussy-Seigneurie) et 1997 (pour Roussy-Comté) souligne son importance patrimoniale, liée à l’histoire féodale et aux conflits territoriaux de la Lorraine.
Le site est marqué par des événements militaires, comme la résistance des soldats de la Garde Républicaine Mobile (GRM) en mai 1940, qui tentèrent de ralentir l’invasion allemande en dynamitant un carrefour stratégique près du château. Libéré en 1944 par les troupes du général Patton, Roussy-le-Village intègre depuis la Voie de la Liberté, jalonnée de bornes commémoratives. Ces éléments rappellent le rôle géopolitique de la région, frontalière avec le Luxembourg et traversée par d’anciennes voies romaines, comme celle reliant Metz à Trèves.
Architecturalement, le château mêle des caractéristiques défensives (donjon, courtines) et résidentielles (logis, escaliers). Le puits de 1746, porté par Philippe de Custines, et les parties agricoles du XIXe siècle témoignent de son évolution fonctionnelle. La restauration récente (2023) de la Maison forte voisine, ouvrage de la ligne Maginot, renforce l’attrait historique du site, croisant Moyen Âge, époque moderne et conflits contemporains.
La dualité entre la seigneurie de Roussy (liée aux anciens seigneurs locaux) et le comté de Roussy (passé aux mains des Luxembourg, puis des Manderscheid et Koenigseck) explique les divisions du territoire et des châteaux. Le comté, mouvait du roi de France en 1701, et possédait une justice haute, moyenne et basse. Les armes du comté, initialement d’azur à deux poissons adossés d’argent, furent remplacées par celles de Luxembourg (lion de gueules) après son rattachement à cette maison. Cette histoire complexe se reflète dans les structures encore visibles aujourd’hui.
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