Frise chronologique
1492
Construction initiale
Construction initiale
1492 (≈ 1492)
Édifié par Hector de Boissy sur des ruines.
vers 1580
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
vers 1580 (≈ 1580)
Acquis par la famille de Fera-Rouville.
1846
Première restauration
Première restauration
1846 (≈ 1846)
Racheté par les d’Aboville, restauré par Châtelain et Lavenant.
1863
Seconde restauration
Seconde restauration
1863 (≈ 1863)
Travaux néo-Renaissance par l’architecte Magne.
30 août 2001
Classement MH
Classement MH
30 août 2001 (≈ 2001)
Inscription du château, dépendances et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ainsi que les deux premiers niveaux superposés de galeries, la salle à manger, la salle de billard, le petit salon, le grand salon, la bibliothèque et la chambre dite "de Rumont" située à l'étage ; les façades et toitures de la basse-cour du château et de la ferme de Rouville ; les façades et toitures de la chapelle et de l'orangerie ; le parc en totalité (cad. AC 2 à 14, 50, 53, 55 à 68, 70 à 77, 236, 276 à 282, 298, 335) : inscription par arrêté du 30 août 2001
Personnages clés
| Hector de Boissy - Grand panetier de Charles VIII |
Commanditaire du château en 1492. |
| Famille d’Aboville - Propriétaires-restaurateurs |
Acheteurs en 1846, initiateurs des restaurations. |
| Auguste-Joseph Magne - Architecte |
Auteur de la restauration néo-Renaissance (1863). |
Origine et histoire
Le château de Rouville est un édifice français construit en 1492 par Hector de Boissy, Grand panetier du roi Charles VIII, sur les ruines d’une forteresse du IXe siècle. Situé à Malesherbes dans le Loiret, il incarne l’architecture défensive de la fin du Moyen Âge, avant d’être profondément transformé aux siècles suivants. Le site, stratégiquement placé près de l’Essonne et de la route départementale 132, témoigne aussi de l’importance des voies de communication médiévales et modernes.
Acquis vers 1580 par la famille italienne de Fera-Rouville, le château change de mains en 1846 lorsque la famille d’Aboville en devient propriétaire. Cette année marque le début d’une première campagne de restauration menée par les architectes Châtelain et Lavenant, qui ajoutent des éléments néogothiques comme une tour polygonale. Ces travaux reflètent le goût romantique du XIXe siècle pour les styles médiévaux réinterprétés, tout en modernisant les intérieurs.
À partir de 1863, Ernest et Alphonse-Gabriel d’Aboville lancent une seconde restauration, confiée à l’architecte Magne, qui impose un style néo-Renaissance au château. Des boiseries des châteaux de Chemault (démoli en 1850) et de Rumont y sont intégrées, illustrant la pratique courante du réemploi d’éléments décoratifs parmi l’aristocratie. La chapelle privée, ancienne église paroissiale de Rouville rachetée en 1816, est également restaurée avec un porche, des vitraux et un maître-autel.
Le domaine s’étend sur un parc paysager créé après 1850, conservant des essences existantes et descendant vers l’Essonne. Une orangerie du XVIIIe siècle, des communs et un pigeonnier complètent l’ensemble, typique des grandes propriétés rurales de l’époque. Depuis 2001, le château, ses dépendances et son parc sont inscrits aux monuments historiques, protégeant ainsi un patrimoine mêlant héritage médiéval et transformations du XIXe siècle.