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Château de Saint-Alban en Lozère

Château de Saint-Alban

  • 21 Rue de L Hôpital
  • 48120 Saint-Alban-sur-Limagnole
48120 Saint-Alban-sur-Limagnole, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention du château
1360 et 1414
Sièges par les routiers
XVIIe siècle
Transformation Renaissance
1764–1767
Bête du Gévaudan
1824
Conversion en asile
1942
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Guérin d'Apchier - Baron d'Apchier Premier seigneur mentionné en 1188.
François de Molette - Marquis de Morangiès Transforma le château style Renaissance, 1608–1637.
Jean-François-Charles de Molette - Comte de Morangiès Organisa chasses contre la Bête du Gévaudan.
Frère Hilarion (Joseph-Xavier Tissot) - Religieux et médecin Fonda l'asile psychiatrique en 1824.
François Tosquelles - Psychiatre catalan Réforma l'hôpital à partir de 1941.

Origine et histoire

Le château de Saint-Alban, mentionné dès le XIIe siècle, appartenait initialement aux barons d'Apchier, l'une des huit familles baronniales du Gévaudan. Il fut un point stratégique sur la via Podiensis, chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, et subissait régulièrement des sièges, comme celui des routiers en 1360 ou leur prise en 1414, qui entraîna la destruction partielle du donjon. Son architecture médiévale, marquée par des tours rondes et des douves comblées, fut partiellement remodelée après ces conflits.

Au XIVe siècle, le château passa par alliance aux Louet de Calvisson, qui y ajoutèrent des éléments défensifs et une seigneurie. Les armoiries de cette famille, palé d'azur et de gueules semé de roses d'or, furent adoptées par la ville de Saint-Alban. Au XVIIe siècle, les Molette de Morangiès, nouveaux propriétaires, lui donnèrent un style Renaissance : galerie à trois étages, fenêtres à meneaux en arkose rose, et portail inspiré des traités de Serlio. François de Molette, chambellan de Gaston d'Orléans, y organisa des réceptions pour la noblesse locale.

Le château joua un rôle durant l'affaire de la Bête du Gévaudan (1764–1767), servant de base aux battues contre l'animal. Jean-François-Charles de Molette, comte de Morangiès, y coordonna les chasses avec Étienne Lafont, bien que des théories ultérieures (non étayées) l'accusent d'implication dans les meurtres. Ruiné, son héritier vendit le domaine en 1821 à Sylvain Boissier, qui le convertit en asile psychiatrique sous la direction du frère Hilarion (Joseph-Xavier Tissot), disciple d'Esquirol.

Devenu hôpital psychiatrique départemental en 1838, le château accueillit des figures comme le philosophe Georges Canguilhem ou le poète Paul Éluard pendant la Seconde Guerre mondiale. François Tosquelles, psychiatre catalan, y développa des méthodes innovantes à partir de 1941. Un incendie en 1972 endommagea la toiture, restaurée par la suite. Aujourd'hui, le site abrite toujours un centre hospitalier, ainsi qu'un office de tourisme et des collections patrimoniales lozériennes.

Classé monument historique en 1942, le château conserve des éléments médiévaux (tours nord, douves comblées) et Renaissance (galerie, portail en arkose). La chapelle Saint-Pierre, les façades de l'ancien bâtiment administratif et le cimetière des fous furent inscrits ou classés entre 2023 et 2024. Son architecture reflète les transformations successives, des guerres de Cent Ans aux aménagements hospitaliers du XIXe siècle.

Liens externes

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