Frise chronologique
1692
Achat par Michel Cadier
Achat par Michel Cadier
1692 (≈ 1692)
Acquisition de la seigneurie par Cadier.
1703
Achat de la baronnie de Veauce
Achat de la baronnie de Veauce
1703 (≈ 1703)
Michel Cadier agrandit son domaine.
1706
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1706 (≈ 1706)
Chapelle érigée par Michel Cadier.
1729-1730
Reconstruction du château
Reconstruction du château
1729-1730 (≈ 1730)
Gilbert Cadier détruit et rebâtit l’édifice.
1810
Transformation en villa palladienne
Transformation en villa palladienne
1810 (≈ 1810)
Aménagements par Chaillon de Jonville.
1969
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1969 (≈ 1969)
Protection partielle (pigeonnier, chapelle).
2006
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire
2006 (≈ 2006)
Autres parties du château protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Michel Cadier - Seigneur de La Brosse et acquéreur |
Acheteur en 1692, transformateur du château. |
| Gilbert Cadier - Fils de Michel, reconstructeur |
Détruit l’ancien château en 1729. |
| Comte Chaillon de Jonville - Propriétaire au XIXe siècle |
Aménage le château en villa palladienne. |
| Yann Arthus-Bertrand - Directeur de la réserve animalière |
Gère le parc de 1967 à 1975. |
| Jehan Chabot de l’Allier - Propriétaire actuel |
Descendant de Michel Cadier, ouvre au public. |
Origine et histoire
Le château de Saint-Augustin, implanté sur la commune de Château-sur-Allier dans le département de l'Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes), est un fief ancien lié à la baronnie de Veauce. Son histoire remonte au moins au XVe siècle, avec des traces architecturales comme le pigeonnier médiéval encore visible aujourd’hui. Le site, distant de 4 km du bourg, s’inscrit dans un domaine boisé accessible par la route départementale D13.
Au début du XVIIIe siècle, Michel Cadier, écuyer et seigneur de La Brosse, acquiert la seigneurie en 1692 puis la baronnie de Veauce en 1703. Avec l’aide de l’architecte Mansart, il transforme le château en pavillon de chasse et y ajoute une chapelle en 1706. Son fils, Gilbert Cadier, détruit l’ancien édifice vers 1729 pour ériger l’actuel château en briques polychromes, achevé en 1730. La propriété évolue ensuite en villa palladienne vers 1810 sous l’impulsion du comte Chaillon de Jonville.
Le XXe siècle marque un tournant avec Yann Arthus-Bertrand, qui dirige de 1967 à 1975 une réserve animalière sur le domaine, fermée en 2002 après le décès de la propriétaire. Classé partiellement Monument historique depuis 1969 (pigeonnier et chapelle) et inscrit en 2006 pour d’autres éléments, le château appartient aujourd’hui à Jehan Chabot de l’Allier, descendant de Michel Cadier, et se visite.
L’édifice actuel mêle ainsi des vestiges médiévaux (pigeonnier), une architecture classique du XVIIIe siècle (briques polychromes, chapelle baroque), et des aménagements du XIXe siècle (style palladien). Son parc, autrefois dédié à la chasse puis à la conservation animale, témoigne de ses multiples vocations à travers les siècles.
Les sources historiques citent notamment les familles nobles locales (La Souche, Cadier, Chaillon de Jonville) et des figures comme Yann Arthus-Bertrand, soulignant le rôle du château comme lieu de pouvoir, de loisirs aristocratiques, puis de préservation naturelle. La bibliographie inclut des ouvrages spécialisés sur les châteaux du Bourbonnais, confirmant son importance patrimoniale régionale.