15 Le Pommerel (Saint-Étienne-en-Coglès) 35460 Maen Roch
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
…
1700
1800
1900
2000
1151
Première mention du château
Première mention du château 1151 (≈ 1151)
Château-fort attesté, aujourd’hui en ruines.
début XVIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel début XVIIe siècle (≈ 1704)
Remplace l’ancien château fort ruiné.
20 juillet 1795
Pillage pendant la Chouannerie
Pillage pendant la Chouannerie 20 juillet 1795 (≈ 1795)
Six personnes fusillées, château saccagé.
24 juillet 1795
Second pillage et meurtres
Second pillage et meurtres 24 juillet 1795 (≈ 1795)
Servante assassinée, garde national tué.
4 décembre 1942
Inscription du site
Inscription du site 4 décembre 1942 (≈ 1942)
Protection des abords du château.
31 octobre 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 31 octobre 1975 (≈ 1975)
Façades, toitures et chapelle protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du chateau et des communs ; chapelle ; motte féodale (cad. B 495, 497) : inscription par arrêté du 31 octobre 1975
Personnages clés
Françoise Hédou - Servante du château
Assassinée en 1795 pendant un pillage.
Origine et histoire du Château de la Motte
Le château de Saint-Brice, dit autrefois château de la Motte, est un monument du XVIIe siècle situé à Saint-Brice-en-Coglès, en Ille-et-Vilaine. Il remplace un ancien château-fort mentionné dès 1151, tombé en ruines au XVIe siècle. Le site actuel, construit au début du XVIIe siècle, forme trois côtés d’un carré flanqué de quatre pavillons, avec une porte d’entrée encadrée de tourelles, vestige de ses anciennes fortifications. Il inclut aussi une orangerie, un bassin à balustres et une chapelle, ainsi qu’une motte féodale classée.
Pendant la Chouannerie, le château est la scène de violences en 1795 : le 20 juillet, six personnes sont fusillées dans le bois voisin par des volontaires de Saint-Marc-le-Blanc, qui pillent ensuite le château. Quatre jours plus tard, des gardes nationaux reviennent pour un nouveau pillage, au cours duquel une servante, Françoise Hédou, est assassinée, et un garde national de Rimou tué accidentellement. Ces événements illustrent les tensions locales pendant cette période de guerre civile.
Le château est protégé au titre des monuments historiques depuis le 31 octobre 1975, avec une inscription préalable du site en 1942. La motte féodale, les façades, les toitures et la chapelle font partie des éléments classés. Le domaine, autrefois entouré d’un étang et lié à la baronnie puis au marquisat de Fougères, témoigne de l’évolution architecturale et politique de la région depuis le Moyen Âge.