Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Première mention du château et édification
XVIIe siècle (début)
Arasement de la tour
Arasement de la tour
XVIIe siècle (début) (≈ 1715)
Modification majeure de la structure
XVIe-XVIIe siècle
Ajout des cannonières
Ajout des cannonières
XVIe-XVIIe siècle (≈ 1750)
Renforcement défensif à *La Sellette*
2014
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2014 (≈ 2014)
Protection des vestiges restants
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du château, à savoir : l'ancienne tour seigneuriale en totalité et les murs de terrasse, à l'exclusion du logis (cad. AB 32) et de la " ferme " (cad. AB 33) construits au XXe siècle ; le sol des parcelles d'implantation (cad. AB 29 à 34) : inscription par arrêté du 22 août 2014
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources insuffisantes pour identifier |
Origine et histoire
Le château de Saint-Chamant, mentionné pour la première fois au XIIIe siècle, est aujourd’hui réduit à une imposante tour seigneuriale de plan circulaire. Cette structure, arasée au début du XVIIe siècle, conserve deux niveaux : une salle basse et un étage voûté d’ogives. Des fragments de peintures murales (faux appareil polychrome) subsistent sur les embrasures d’une baie, témoignages de son décor d’origine. La tour était intégrée à un ensemble défensif plus large, dont il ne reste que des murs de terrasse et une tour secondaire, La Sellette, équipée de cannonières datant de la seconde moitié du XVIe siècle ou du début du XVIIe.
La tour principale, classée Monument Historique en 2014, illustre l’architecture résidentielle et militaire médiévale. Son arasement au XVIIe siècle suggère une adaptation aux besoins stratégiques ou une perte d’usage défensif. Les vestiges actuels, incluant les murs de terrasse, excluent les constructions postérieures (logis et ferme du XXe siècle). L’absence de sources détaillées limite la connaissance de ses occupants ou de son rôle précis dans l’histoire locale, mais son plan circulaire et ses aménagements intérieurs (voûtes, peintures) révèlent une fonction à la fois noble et défensive.
Les cannonières de La Sellette, ajoutées entre 1550 et 1650, reflètent l’évolution des techniques militaires pendant les guerres de Religion ou les conflits locaux. Leur position dominante sur la terrasse inférieure indique une volonté de renforcer la protection du site. Aujourd’hui, le château offre un exemple rare de tour médiévale transformée, où se superposent des traces des XIIIe, XVIe et XVIIe siècles, malgré l’érosion du temps et les modifications ultérieures.