2 Chem. de la Glacière, 81110 Saint-Amancet, France
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1318
Création du diocèse de Lavaur
Création du diocèse de Lavaur 1318 (≈ 1318)
Rattachement de Saint-Chameaux à ce diocèse.
début XIVe siècle
Construction du château
Construction du château début XIVe siècle (≈ 1404)
Commandité par Sicard de Roquefort.
1768
Extension du domaine
Extension du domaine 1768 (≈ 1768)
Moulin, tuilerie et métairies acquis.
1789
Période révolutionnaire
Période révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
François de Faure conserve le château.
8 juillet 1942
Mort du maréchal Franchet d'Espèrey
Mort du maréchal Franchet d'Espèrey 8 juillet 1942 (≈ 1942)
Décès au château, inhumé aux Invalides.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Sicard de Roquefort - Commanditaire présumé
Aura initié la construction du château.
François de Faure de Villespassans - Seigneur et baron
Propriétaire du château en 1789.
Louis Franchet d'Espèrey - Maréchal de France
Décédé au château en 1942.
Origine et histoire
Le château de Saint-Chameaux, parfois appelé château de Saint-Amancet, est un monument situé dans le Tarn, en Occitanie. Attesté dès le XIVe siècle, il aurait été commandité par Sicard de Roquefort, avec deux dates possibles avancées : 1311 ou 1321, cette dernière étant gravée sur un linteau aujourd’hui disparu. À cette époque, la seigneurie et la paroisse de Saint-Chameaux étaient rattachées au diocèse de Lavaur, créé en 1318.
Le château reste dans la famille de Roquefort pendant près de deux siècles, avant de passer aux mains des familles de Villespassans au XVIe siècle, puis de Faure aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1768, le domaine s’étend avec un moulin, une tuilerie et six métairies, propriétés de Rose de Couderc de Turin, veuve de Claude de Faure. À la veille de la Révolution française, en 1789, le château appartient à François de Faure de Villespassans, qui, bien que suspecté, ne quitte pas la France et conserve sa demeure.
Au XIXe siècle, le château est restauré par des membres de la famille de Faure. Il devient un lieu historique notable lorsque le maréchal Louis Franchet d'Espèrey y meurt le 8 juillet 1942, avant d’être inhumé aux Invalides. L’architecture du château se compose d’un corps de logis quadrangulaire flanqué de quatre tours, dont deux rondes et deux rectangulaires, reflétant son évolution à travers les siècles.
Parmi les dépendances du château, le moulin-bas, cité dès 1768, utilise les eaux de l’Aravis et est reconstruit en 1849. Il cesse son activité en 1914 et devient une ferme, puis une habitation. Ce moulin, composé de deux bâtiments et d’un bief de dérivation aujourd’hui transformé en piscine, illustre l’importance économique du domaine au fil des siècles.