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Château de Saint-Cirgues-de-Malbert dans le Cantal

Cantal

Château de Saint-Cirgues-de-Malbert

    1 Place Saint Cyr
    15140 Saint-Cirgues-de-Malbert

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1312
Construction du premier château
1543
Transmission aux Giscard
1645
Vente des ruines
1690
Reconstruction du château
1777
Vente au marquis d’Anjony
2005 et 2017
Rachats pour restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Géraud de Saint-Cirgues dit de Malfaras - Seigneur et fondateur Constructeur du premier château en 1312.
Jacques de Chaumeil - Reconstructeur du château Initiateur des travaux en 1690.
François de Chaumeil - Coseigneur et bâtisseur Fils de Jacques, participant à la reconstruction.
Jean de Pestels de Levy - Acquéreur des ruines Acheteur en 1645 avant échange.
Claude-Louis de Leotoing, marquis d’Anjony - Dernier seigneur avant 1789 Propriétaire jusqu’à la Révolution.

Origine et histoire

Le château de Saint-Cirgues-de-Malbert est un édifice du XVIIe siècle, construit en 1690 par Jacques de Chaumeil et son fils François sur les ruines d’un ancien château médiéval. Situé dans le Cantal, en Auvergne-Rhône-Alpes, il se dresse à 600 mètres d’altitude, sur un coteau rocheux surplombant le village et son église romane du XIe siècle. Le domaine comprend un corps de logis rectangulaire à trois étages, des écuries, une grange, un fournil et un jardin. Ses façades étaient autrefois ornées d’échauguettes carrées à mâchicoulis, et son intérieur conserve un escalier en pierre, des cheminées monumentales, ainsi que des latrines en encorbellement.

L’histoire du site remonte à 1312, lorsque Géraud de Saint-Cirgues, dit de Malfaras, érigea le premier château, appelé Malfaras. Les terres passèrent ensuite par alliance à la famille de Pouzols au XIVe siècle, puis aux d’Albars, avant d’être transmises en 1543 à la maison de Giscard. En 1645, Jean de Giscard vendit les ruines du château incendié à Jean de Pestels de Levy, qui les échangea la même année avec Jacques de Chaumeil contre le château de La Roche-Loupiac. La reconstruction débuta en 1690, bien que des contraintes financières aient limité certains travaux, comme les murs de refend en terre plutôt qu’en chaux.

Au XVIIIe siècle, le château changea plusieurs fois de mains : Marie-Françoise de Chaumeil l’apporta en dot à François Dubois en 1733, puis la seigneurie fut vendue en 1777 à Claude-Louis de Leotoing, marquis d’Anjony, pour 110 000 livres. Confisqué lors de la Révolution, le château appartint ensuite à la famille Laden aux XIXe et XXe siècles, avant d’être abandonné puis racheté en 2005 et 2017 par des particuliers pour sa restauration.

L’intérieur du château reflète son prestige passé : le rez-de-chaussée abritait des salons décorés de tableaux aux cadres dorés et de rideaux de velours cramoisi, tandis que les chambres du premier étage étaient tapissées de laine et ornées de velours vert. Les cuisines, caves et pièces de service témoignent d’une organisation domestique complexe, avec des aménagements comme une cave-réserve quasi aveugle pour conserver les aliments. Les étages supérieurs accueillaient les chambres de service, équipées de cheminées plus modestes.

Architecturalement, le château allie des éléments défensifs hérités du Moyen Âge, comme les échauguettes, à des caractéristiques résidentielles du XVIIe siècle. Son abandon au XXIe siècle a motivé des campagnes de sauvegarde, visant à préserver ce patrimoine emblématique de la Haute-Auvergne, classé parmi les châteaux remarquables du Cantal.

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