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Château de Saint-Côme-d'Olt dans l'Aveyron

Château de Saint-Côme-d'Olt

  • 9 Rue Crémade
  • 12500 Saint-Côme-d'Olt
9 Rue Crémade, 12500 Saint-Côme-d'Olt, France

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention
XIVe siècle
Ajout des tours
1747
Acquisition par Jean-Baptiste de Curières
1891
Création du pensionnat
1955
Plaque commémorative
19 mai 1999
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Baptiste de Curières - Marquis de Saint-Côme (à partir de 1747) Propriétaire et modificateur du château
Famille de Castelnau-Bretenoux - Seigneurs des XIVe-XVe siècles Résidents du logis médiéval
Général Édouard de Curières de Castelnau - Militaire honoré Plaque commémorative en 1955
Frères marianistes - Gestionnaires du pensionnat École Saint-Louis (1891-1963)

Origine et histoire

Le château de Saint-Côme-d'Olt, mentionné dès le XIIIe siècle comme une aula des seigneurs de Calmont d'Olt, illustre l'architecture défensive médiévale avec ses deux tours cylindriques ajoutées probablement au XIVe siècle. Ce massif logis rectangulaire devint aux XIVe et XVe siècles une résidence de la famille de Castelnau-Bretenoux, puis passa entre les mains des Bourbon-Malauze avant d'être acquis par Jean-Baptiste de Curières, marquis de Saint-Côme à partir de 1747. Les modifications architecturales se multiplièrent aux XVIe et XVIIe siècles, avec des percements de fenêtres et des adjonctions reflétant les évolutions des besoins résidentiels et esthétiques.

En 1891, la famille de Curières de Castelnau confia le château aux frères marianistes pour y établir le pensionnat Saint-Louis, qui fonctionna jusqu'en 1963. La municipalité en devint propriétaire en 1970, le transformant en hôtel de ville. Une plaque commémorative, apposée en 1955, honore la mémoire du général Édouard de Curières de Castelnau et de sa famille, morts pour la France. Le bâtiment, classé partiellement aux monuments historiques en 1999 pour ses façades, toitures et tours, incarne aujourd'hui à la fois le patrimoine architectural et la vie administrative locale.

L'édifice conserve des traces de ses usages successifs : résidence seigneuriale médiévale, école religieuse au XIXe-XXe siècles, puis mairie contemporaine. Son inscription au titre des monuments historiques souligne la valeur patrimoniale de ses éléments défensifs (tours du XIVe siècle) et de sa structure originelle, malgré les remaniements ultérieurs. La dualité entre son passé aristocratique et sa vocation actuelle publique en fait un symbole de la transmission du patrimoine en Occitanie.

Liens externes

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