Construction du donjon XIIe siècle (≈ 1250)
Le premier donjon est attribué à cette période.
XVIe siècle
Destruction pendant les guerres
Destruction pendant les guerres XVIe siècle (≈ 1650)
Le donjon est détruit pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion.
XVIIe siècle
Ajout de la cheminée
Ajout de la cheminée XVIIe siècle (≈ 1750)
Une cheminée du XVIIe siècle est conservée dans la salle à manger.
XVIIIe siècle
Reconstruction de l'aile sud
Reconstruction de l'aile sud XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'aile sud est reconstruite en 1762 après un incendie.
XIXe siècle
Restauration de la galerie
Restauration de la galerie XIXe siècle (≈ 1865)
La galerie de l'étage du logis nord est refaite en bois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol et sous-sol des parcelles ; façades et toitures du château ; escalier d'entrée dans la tour d'angle Sud ; cheminée XVIIe siècle dans la salle à manger (cad. AH 125, 127, 129) : inscription par arrêté du 11 janvier 1991
Origine et histoire du Château de Saint-Germain-du-Salembre
Le château de Saint‑Germain‑du‑Salembre est un château français situé sur la commune éponyme, dans le département de la Dordogne en région Nouvelle‑Aquitaine. Propriété privée, il se trouve au centre‑ouest du département, à l'est du bourg et à l'intersection des routes départementales 41 et 104. Il est bâti sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo‑romaine et occupait une position stratégique, contrôlant l'intersection de cinq voies menant à Chantérac, Neuvic, Saint‑Aquilin, Saint‑Astier et Saint‑Vincent‑de‑Connezac. L'ensemble actuel, ancien château fort, est constitué de deux ailes accrochées en retour d'équerre à un donjon central. Le premier donjon, attribué au XIIe siècle, fut détruit pendant la guerre de Cent Ans puis de nouveau lors des guerres de Religion; le château fut brûlé et détruit et la partie supérieure du donjon n'a pas été reconstruite. Dans l'angle formé par les deux ailes se dresse une tour rectangulaire abritant un escalier droit tournant autour d'un jour central carré. Des douves subsistent sur les côtés ouest et sud. Les deux logis, datés des XVe et XVIIe siècles, sont accolés en équerre; chacun comporte deux galeries superposées au rez‑de‑chaussée et au premier étage, et un pavillon a été ajouté dans l'angle des deux logis. La galerie de l'étage du logis nord a été refaite en bois au XIXe siècle. L'aile nord, la plus ancienne, conserve dans la salle à manger une cheminée du XVIIe siècle et dans le salon de faux lambris moulés probablement installés au début du XXe siècle. Après un incendie, l'aile sud a été reconstruite en 1762. Le site est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 janvier 1991 pour le sol et le sous‑sol des parcelles concernées, pour les façades et toitures du château, pour l'escalier d'entrée de la tour d'angle sud et pour la cheminée du XVIIe siècle de la salle à manger. La digue médiévale, appuyée sur un radier gallo‑romain, s'est partiellement effondrée fin 2017; sa réhabilitation a été retenue pour la mission Bern 2018 du Loto du patrimoine, qui a apporté 21 000 euros sur les 140 000 nécessaires. Parmi les éléments visibles se distinguent l'aile ouest, les douves et la tour sud‑ouest, la digue castrale effondrée, l'aile nord avec sa galerie en bois, les toits de l'aile ouest et du pavillon d'angle, la galerie en pierre au premier étage de l'aile ouest et d'anciennes armoiries martelées.