71390 Saint-Germain-lès-Buxy, Château de Saint-Germain
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction du château fort
Construction du château fort XVe siècle (≈ 1550)
Forteresse quadrilatère à quatre tours circulaires.
2e moitié du XIXe siècle
Transformation style troubadour
Transformation style troubadour 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Restauration par Maurice Ouradou pour Henry de la Roche-Nully.
21 mai 2013
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 21 mai 2013 (≈ 2013)
Protection du domaine et de son parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le domaine du château en totalité, notamment le château et ses dépendances, son parc avec ses aménagements (cad. A 148 à 152, 154, 241, cf plan cadastral annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 21 mai 2013
Personnages clés
Henry de la Roche-Nully - Commanditaire des travaux
Initiateur de la transformation au XIXe siècle.
Maurice Ouradou - Architecte
Auteur de la restauration style troubadour.
Origine et histoire du Château de Saint-Germain-lès-Buxy
Le château de Saint-Germain-lès-Buxy trouve ses origines au XVe siècle, époque à laquelle un château fort occupait déjà l’emplacement actuel. Ce premier édifice, de plan quadrilatère flanqué de quatre tours circulaires, servait probablement de forteresse défensive, typique de l’architecture militaire médiévale en Bourgogne. Les douves entourant le site, encore visibles aujourd’hui, témoignent de cette vocation initiale, tandis que deux ponts dormants en pierre permettaient l’accès à la plate-forme castrale.
Au XIXe siècle, sous l’impulsion d’Henry de la Roche-Nully, le château est profondément remanié dans le style troubadour, un courant romantique prisant les réinterprétations pittoresques du Moyen Âge. Les travaux sont confiés à Maurice Ouradou, architecte et gendre de Viollet-le-Duc, qui conserve les bases médiévales tout en y greffant des éléments néogothiques. Le résultat combine des murs en briques avec des harpages en pierre, et deux corps de logis en équerre. Les communs, installés à l’emplacement de l’ancienne basse-cour, complètent l’ensemble, entouré d’un parc à l’anglaise planté d’essences exotiques, agrémenté d’une pièce d’eau, d’une source et d’une grotte.
Le domaine, incluant le château, ses dépendances et son parc, est inscrit aux monuments historiques depuis le 21 mai 2013. Parmi ses particularités, un chêne pédonculé du parc est classé arbre remarquable de France, soulignant la valeur patrimoniale à la fois architecturale et paysagère du site. Les douves, la grotte et les aménagements du XIXe siècle illustrent la transition entre une forteresse médiévale et une résidence d’agrément romantique, caractéristique de l’aristocratie bourguignonne de l’époque.