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Château de Saint-Hippolyte à Monestiés dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Saint-Hippolyte à Monestiés

  • Saint-Hippolyte
  • 81640 Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Château de Saint-Hippolyte à Monestiés
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
81640 Monestiés, Saint-Hippolyte

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1313
Premier testament mentionné
1595
Prise du château
1618
Transmission par héritage
1786
Vente à Pierre Viala
1837
Achat par Joseph Decazes
1927
Classement de la chapelle
1999
Classement du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château (cad. BI 144) et des deux pavillons d'entrée (cad. BI 147, 149) : inscription par arrêté du 18 mars 1999

Personnages clés

Mabelia de Najac - Seigneuresse médiévale Premier testament mentionnant le château (1313).
Anne de Lévis, duc de Ventadour - Chef militaire protestant Prit le château en 1595.
Géraud Lebrun - Leveur de tailles enrichi Permit l’ascension sociale de ses descendants.
Joseph Decazes - Vicomte et préfet d’Albi Transforma le château au XIXe siècle.
Émile Falgueyrettes - Négociant et homme politique Opposant à Jean Jaurès, propriétaire en 1897.

Origine et histoire du Château de Saint-Hippolyte

Le château de Saint-Hippolyte, situé à Monestiés dans le Tarn, trouve ses origines au XIVe siècle, comme en témoigne un testament de 1313 mentionnant Mabelia de Najac, veuve de Pons de Monestiés. Le site, traversé par une ancienne voie romaine, fut la propriété des familles Paulin de Monestiés et Mirabel, co-seigneurs locaux. Des traces de reconstructions suggèrent des dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans, tandis que les guerres de Religion marquèrent son histoire : en 1595, il fut pris par Anne de Lévis, duc de Ventadour, aux mains des catholiques.

Au XVIIe siècle, la seigneurie passa par héritage féminin à Antoinette de Caraman, puis à Géraud Lebrun, un leveur de tailles dont la fortune permit à ses descendants d’accéder au parlement de Toulouse. Les Castelpers, alliés par mariage, devinrent seigneurs au XVIIIe siècle mais, résidant peu sur place, vendirent le château en 1786 à Pierre Viala. Pillé en 1792, il fut partiellement acquis en 1803 par Jean Cuq, aubergiste local. Les transformations majeures eurent lieu aux XVIIe (époque Lebrun) et XIXe siècles (époque Decazes), adoucissant son aspect défensif.

En 1837, le vicomte Joseph Decazes, ancien préfet d’Albi, acheta le domaine et entreprit d’importants aménagements, dont la suppression du cimetière attenant à la chapelle (devenue église paroissiale). Vendu en 1897 par Guy de Palaminy, dernier descendant Decazes, le château passa à Émile Falgueyrettes, négociant et opposant politique de Jean Jaurès. Aujourd’hui, il appartient à une SCI familiale descendante de Falgueyrettes. Son architecture, quadrilatère flanqué de tours et doté d’une cour centrale, mêle éléments défensifs (meurtrières, canonnières) et traces de restaurations (fenêtres modifiées).

La chapelle, classée monument historique en 1927, et les façades/toitures du château (classées en 1999) témoignent de son évolution entre forteresse médiévale, résidence seigneuriale et patrimoine familial. Le cimetière historique, déplacé au XIXe siècle, reste visible dans la prairie est, bien qu’abandonné. Le château illustre ainsi les mutations architecturales et sociales d’un domaine noble en Occitanie, des conflits religieux à la Révolution industrielle.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours