Frise chronologique
XIXe siècle
Transformation en manoir
Transformation en manoir
XIXe siècle (≈ 1865)
Agrandissement et création du parc naturaliste.
2006
Conversion en monastère
Conversion en monastère
2006 (≈ 2006)
Rattachement au patriarcat de Moscou.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Famille Treyve - Paysagistes |
Créateurs du parc naturaliste du domaine. |
| Paul de Lavenne, comte de Choulot - Architecte paysagiste |
Inspiration théorique des Treyve. |
| Familles Favardin, Piat et Michelon - Propriétaires successifs |
Transmission par héritage jusqu’en 2006. |
Origine et histoire
Le manoir de Saint-Hubert, situé à Chavenon dans l’Allier, trouve son origine comme pavillon de chasse du château de Laly au Montet. Au XIXe siècle, il fut agrandi et transformé par son propriétaire, prenant l’allure d’une maison bourgeoise entourée de dépendances agricoles. Ces travaux s’accompagnèrent de la création d’un parc de style naturaliste, conçu par la famille Treyve, paysagistes vichyssois inspirés par les théories du comte Paul de Lavenne de Choulot, célèbre pour son influence sur l’art des jardins, notamment au parc du Vésinet.
Le domaine fut ensuite transmis par héritage à plusieurs familles : les Favardin, puis les Piat, et enfin les Michelon. En 2006, conformément aux souhaits des descendants des derniers propriétaires, le manoir devint un monastère orthodoxe rattaché au patriarcat de Moscou. Ce projet fut supervisé par le monastère orthodoxe de l’icône de la Mère de Dieu Znaménié, basé à Marcenat dans le Cantal, marquant ainsi une reconversion spirituelle et culturelle du site.
Aujourd’hui, le château de Saint-Hubert se distingue moins par son architecture que par son parc, considéré comme un témoignage remarquable du savoir-faire des Treyve et de l’héritage paysager du comte de Choulot. Bien que souvent qualifié de « château » ou de « manoir », le site relève davantage d’une demeure bourgeoise agrémentée de terres agricoles, reflétant les transformations sociales et esthétiques du XIXe siècle en Auvergne.