Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Saint-Izaire dans l'Aveyron

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Saint-Izaire

    1 Rue du Château
    12480 Saint-Izaire
Propriété de la commune
Château de Saint-Izaire
Château de Saint-Izaire
Château de Saint-Izaire
Château de Saint-Izaire
Château de Saint-Izaire
Château de Saint-Izaire
Crédit photo : Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1317
Propriété épiscopale
1317-1346
Construction initiale
1370
Fin occupation anglaise
XIVe siècle
Construction initiale
1568
Incendie de Vabres
1639-1644
Rénovations baroques
1679
Synode diocésain
1791
Vente comme bien national
1988
Acquisition communale
19 avril 1991
Classement Monument historique
1991
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. I 285 à 287) : classement par arrêté du 19 avril 1991

Personnages clés

Guillaume Rotlindes - Constructeur initial Fonda le château, don à l’abbaye de Vabres.
Guillaume de Bastidos - 9e évêque de Vabres Restaura les remparts après 1370.
François Ier de la Valette-Cormusson - 17e évêque Paya une rançon, se réfugia à Saint-Izaire.
François III de la Valette-Cornusson - 20e évêque Lança les rénovations baroques en 1639.
Louis de Baradat - 23e évêque Organisa des synodes diocésains au XVIIe siècle.
Jean de la Croix de Castries - 25e et dernier évêque Déclare le château « en vétusté » (1710).
Étienne de Vassignac - 7e évêque de Vabres Allié aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

Origine et histoire

Le château de Saint-Izaire, construit au début du XIVe siècle (1317-1346), fut initialement édifié par Guillaume Rotlindes avant d’être offert à l’abbaye de Vabres. Devenu propriété des évêques de Vabres en 1317, il servit de résidence d’été et de refuge pendant les troubles, notamment lors de la guerre de Cent Ans, où une garnison anglaise l’occupa jusqu’en 1370. Les remparts furent restaurés sous l’épiscopat de Guillaume de Bastidos (IXe évêque), tandis que les conflits religieux du XVIe siècle (incendie de Vabres en 1568) poussèrent les évêques à s’y installer durablement.

Au XVIIe siècle, le château fut remanié pour accueillir des appartements épiscopaux, avec des travaux menés par François III de la Valette-Cornusson (1639-1644) et poursuivis sous Louis de Baradat, filleul de Louis XIV. Ce dernier y organisa des synodes diocésains, comme celui de 1679. Après un abandon progressif (déclaré « en vétusté » en 1710), le château fut vendu comme bien national en 1791, puis morcelé au XIXe siècle. Il abritera une école, un presbytère, et enfin la mairie depuis 2004, tout en conservant des éléments remarquables : fresques du XIVe siècle, plafond baroque (XVIIe) et traces de décors peints.

Architecturalement, ce château de plan quadrangulaire, en pierre rouge, mêle des caractéristiques défensives (meurtrières, tour-donjon partiellement démolie) et résidentielles (escaliers en vis, chapelle aux décors géométriques recouverts de scènes du XVIIIe siècle). Classé Monument historique en 1991, il est aujourd’hui géré par la commune, qui y a installé un musée local et des espaces culturels, perpétuant son rôle central dans la vie de Saint-Izaire.

Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux du Rouergue : des guerres médiévales aux conflits entre catholiques et protestants, en passant par son adaptation aux besoins des évêques sous l’Ancien Régime. La transformation en bien communal au XXe siècle a permis sa préservation, tout en l’ancrant dans la mémoire collective comme symbole du patrimoine aveyronnais.

Les sources écrites, comme les Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron (1842), ainsi que les archives de l’abbaye de Vabres, attestent de son importance régionale. Les modifications architecturales (XVIIe siècle) et les décors intérieurs (fresques, plafonds peints) illustrent l’évolution de son usage, de forteresse épiscopale à lieu de pouvoir et de culture.

Liens externes