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Château de Saint-Jean-d'Angle en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Saint-Jean-d'Angle

  • Route de Marennes
  • 17620 Saint-Jean-d'Angle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Château de Saint-Jean-dAngle
Crédit photo : Salix - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
17620 Saint-Jean-d'Angle, Route de Marennes

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
fin XIIe siècle (vers 1180)
Début de la construction
XIIIe siècle
Achèvement des fortifications
1624
Rénovation par Charlotte de Saint-Gelais
21 mars 1994
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. D 200) : classement par arrêté du 21 mars 1994

Personnages clés

Guillaume de Lusignan - Seigneur et constructeur Initiateur du château vers 1180.
Charlotte de Saint-Gelais-Lusignan - Propriétaire et mécène Restaure le logis en 1624.
Jean-Jacques Isle de Ballode - Dernier seigneur avant 1789 Cartographe du roi, propriétaire en 1747.
Alain Rousselot - Restaurateur contemporain Entreprend la restauration moderne du château.

Origine et histoire du Château de Saint-Jean-d'Angle

Le château de Saint-Jean-d'Angle, édifié à la fin du XIIe siècle et achevé au XIIIe, est un exemple typique de shell keep, un modèle de château fort conçu pour protéger les marais salants environnants, ressources économiques majeures de la région. Sa localisation à 250 mètres à l’ouest du bourg reflète son rôle stratégique de contrôle des activités salicoles, essentielles pour l’économie locale médiévale. Classé monument historique en 1994, il a également été récompensé pour la qualité de sa restauration, notamment par le Grand Prix des Vieilles Maisons Françaises et le Prix Europa Nostra.

Le fief est mentionné dès le début du XIIe siècle avec Foucher de Saint-Jean-d’Angle, mais c’est vers 1180 que Guillaume de Lusignan entreprend la construction du château, dont les fortifications s’achèvent au XIIIe siècle. Au XIVe siècle, le domaine passe entre les mains de familles nobles successives, dont les Saint-Gelais, qui le conservent pendant six générations. En 1624, Charlotte de Saint-Gelais-Lusignan, revendiquant une descendance de Mélusine, fait réparer et agrandir le logis, comme en témoigne une inscription gravée près de ses armoiries. Le château change ensuite de propriétaires à plusieurs reprises, notamment via des alliances matrimoniales ou des ventes, comme celle de 1729 à Pierre de Verthamon pour 56 000 livres.

Au XVIIIe siècle, le cartographe du roi Jean-Jacques Isle de Ballode devient le dernier seigneur de Saint-Jean-d’Angle avant la Révolution. Le château, transmis à son neveu Louis-Henry Isle de Beaucheine, est finalement vendu en 1818 à Pierre Beau avec 48 hectares de terres. Après être passé entre les mains de plusieurs familles (Herbout, Lestrange, Latreuille, etc.), il est restauré au XXe siècle par Alain Rousselot, permettant sa préservation et son classement définitif. Son architecture combine des éléments défensifs médiévaux (tours, mâchicoulis, pont de pierre) et des ajouts Renaissance, comme une porte gothique flamboyante ornée de colonnettes et de pinacles.

L’enceinte polygonale du château abrite des bâtiments disposés en équerre, dont un logis du XVe siècle accessible par un escalier à vis dans une tour circulaire. La cour intérieure conserve des traces des aménagements successifs, comme un escalier sur arc menant au chemin de ronde. Le site, aujourd’hui ouvert à la visite, illustre l’évolution architecturale et sociale d’un fief médiéval devenu résidence seigneuriale, avant de tomber dans l’oubli puis d’être sauvé par des restaurations contemporaines.

Liens externes

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