Fondation de l'abbaye vers 1073 (≈ 1073)
Création du couvent bénédictin Gratia Dei.
vers 1140
Reconstruction par Pierre de Bigorre
Reconstruction par Pierre de Bigorre vers 1140 (≈ 1140)
Nouveau monastère sur les ruines existantes.
1568-1570
Destruction par les huguenots
Destruction par les huguenots 1568-1570 (≈ 1569)
Massacre des religieuses, incendie des archives.
1728
Incendie du monastère
Incendie du monastère 1728 (≈ 1728)
Déclenche la reconstruction ultérieure.
1740-1760
Construction du nouveau monastère
Construction du nouveau monastère 1740-1760 (≈ 1750)
Accueil du noviciat jusqu’à 30 clercs.
1832
Destruction de la chapelle
Destruction de la chapelle 1832 (≈ 1832)
Transformation définitive en haras.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Pierre Vicomte de Bigorre - Cofondateur et reconstructeur
Rebâtit l’abbaye vers 1140.
Montgomery (huguenots) - Chef militaire protestant
Responsable des destructions en 1568-1570.
Origine et histoire
L'abbaye Saint-Jean de la Castelle, initialement nommée Gratia Dei ou Grace-Dieu, est fondée vers 1073 sur les bords de l'Adour, près d'Aire-sur-l'Adour. Ce couvent bénédictin est reconstruit vers 1140 par Pierre Vicomte de Bigorre sur les ruines monastiques de la vallée, après la bataille de La Castelle. Aucun document antérieur à 1220 n’a été retrouvé, laissant dans l’ombre les premiers occupants du lieu.
L’abbaye, rattachée au domaine de Gascogne, subit de graves dommages pendant les guerres de Religion. En 1568 et 1570, les huguenots de Montgomery la dévastent, assassinant les religieuses et détruisant la bibliothèque et les archives. Après un incendie en 1728, un nouveau monastère est édifié entre 1740 et 1760 pour accueillir le noviciat, abritant jusqu’à 30 clercs avant la Révolution.
En 1792, le bâtiment est transformé en château après le départ des religieux, et la chapelle ainsi que le cloître sont détruits en 1832. Le portail d’entrée est démonté en 1839 et transféré au château d’Amou. Depuis, le site est reconverti en haras, conservant une partie de son patrimoine architectural malgré les bouleversements historiques.