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Château de Saint-Julien dans l'Isère

Château de Saint-Julien

  • 151 Route de Crémieu
  • 38460 Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu
151 Rte de Crémieu, 38460 Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1260
Changement de propriétaire
XIIIe siècle
Construction initiale
1739
Érection en comté
1752
Acquisition par Disimieu
1836
Restauration néomédiévale
Années 1960
Transformation en centre de vacances
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Louis de Saint-Jullin - Seigneur originel Premier propriétaire connu au XIIe-XIIIe.
Étienne de la Poype - Connétable du Dauphiné Propriétaire en 1260.
Guillaume de la Poype - Héritier Fils d’Étienne, héritier de Saint-Jullin.
Louis-Antoine de Saint-Jullin de Granet - Comte et propriétaire Érige le domaine en comté (1739).
Louis Angélique de Disimieu - Comte acquéreur Achat du domaine en 1752.
Comtesse de Chaponnay - Restauratrice Rénovations néomédiévales post-Révolution.

Origine et histoire

Le château de Saint-Julien, aussi appelé château de Saint-Jullin, est une ancienne maison forte du XIIIe siècle, profondément transformée au fil des siècles. Situé dans le département de l’Isère, sur la commune de Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu, il surplombe le village et l’étang de Ry. À l’origine, ce monument appartenait à la famille de Saint-Jullin avant de passer, en 1260, au connétable du Dauphiné Étienne de la Poype, puis à son fils Guillaume. Son histoire est marquée par des remaniements majeurs, notamment après la Révolution française, quand la comtesse de Chaponnay y ajoute des éléments néomédiévaux comme un donjon.

Au XVIIIe siècle, le domaine est érigé en comté par Louis-Antoine de Saint-Jullin de Granet, puis acquis en 1752 par le comte Louis Angélique de Disimieu, avant de passer par héritage à la famille De Chaponnay. Partiellement détruit pendant la Révolution, le château est restauré à partir de 1836 pour devenir une résidence de plaisance, puis un centre de vacances dans les années 1960. Son architecture mêle des éléments médiévaux réinterprétés (faux mâchicoulis, tourelles) et des ajouts du XIXe siècle, comme un portail monumental et une haute tour centrale.

Le château s’organise autour d’une cour rectangulaire, bordée au nord par un corps d’entrée orné de tourelles et de mâchicoulis factices. Le bâtiment principal, de plan dissymétrique, présente une façade flanquée de deux tours quadrangulaires et une entrée accessible par un escalier extérieur. Le domaine inclut également un parc avec fontaine, lavoir et ferme attitrée, reflétant son évolution d’une forteresse médiévale à une propriété aristocratique, puis à un lieu dédié au tourisme.

Bien que certaines sources évoquent un séjour du roi François Ier lors de la Renaissance, cette information reste non confirmée. En revanche, son histoire attestée révèle son rôle dans la noblesse dauphinoise, notamment à travers les familles de Saint-Jullin, de Disimieu et de Chaponnay, qui ont marqué son architecture et sa vocation au fil des siècles.

Liens externes

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