Travaux d'extension majeurs 1762-1763 (≈ 1763)
Château presque doublé, asymétrie persistante.
1760-1770
Première extension du château
Première extension du château 1760-1770 (≈ 1765)
Agrandissement en longueur avec étage supplémentaire.
1776
Inventaire des décors intérieurs
Inventaire des décors intérieurs 1776 (≈ 1776)
Cheminées, peintures et trumeaux documentés.
1777
Construction de la ferme
Construction de la ferme 1777 (≈ 1777)
Remplacement de la basse-cour par une aile.
1881
Uniformisation par l'architecte Rey
Uniformisation par l'architecte Rey 1881 (≈ 1881)
Toit unique et harmonisation des façades.
2010
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2010 (≈ 2010)
Protection du château, ferme et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes du domaine : le château en totalité (cad. C 7) ; les façades et toitures de la ferme construite en 1777 et située en équerre au nord-ouest du château (cad. C 15) ; le jardin en totalité avec ses terrasses, murs de clôture, portails et toutes les constructions (cad. C 5, 6, 8, 12) ainsi que les sols des parcelles C 9 et C 130 correspondant aux anciens jardins : inscription par arrêté du 22 septembre 2010
Personnages clés
Architecte Rey - Architecte du XIXe siècle
A uniformisé le château en 1881.
Propriétaire anonyme (1760-1770) - Commanditaire des extensions
A initié l’agrandissement du château.
Origine et histoire du Château de Saint-Lambert
Le château de Saint-Lambert, situé à Marvejols dans le département de la Lozère (région Occitanie), est un monument dont les origines remontent au 3e quart du XVIIIe siècle, avec des transformations majeures achevées à la fin du XIXe siècle. À l’origine, le domaine se composait d’une petite construction carrée accompagnée d’une tour ronde, d’un jardin, d’un vivier et d’un moulin. Entre 1760 et 1770, une première campagne d’agrandissement double presque la superficie du château, en conservant l’alignement des façades nord et sud tout en ajoutant un étage. Ce chantier reste inachevé, laissant une asymétrie visible dans les toitures et la hauteur des bâtiments.
En 1762-1763, les travaux se concentrent sur l’extension en longueur du château, mais la dissymétrie persiste jusqu’en 1881, date à laquelle l’architecte Rey intervient pour uniformiser l’ensemble. La tour ronde est préservée, les fenêtres sont harmonisées avec le style du XVIIIe siècle, et un toit unique couvre désormais l’édifice. Les intérieurs, décrits dans des inventaires de 1744 et 1776, révèlent des décors remarquables : cheminées en gypserie ou marbre, peintures sur les dessus de portes, trumeaux dorés, et murs recouverts de damas dans certaines pièces comme la « chambre rouge ». Ces éléments illustrent le raffinement d’une demeure provinciale de l’époque.
Le domaine s’étend également avec la construction d’une ferme en 1777, remplaçant l’ancienne basse-cour par une aile en retour d’équerre. Les jardins, réaménagés au XIXe siècle, mêlent allées géométriques et un « jardin anglais » accessible par une terrasse et un escalier central, comme le montre le plan de Hugonet (1837). Un vivier et des canaux de drainage, toujours visibles, complètent cet ensemble paysager. Le château, ses dépendances et ses jardins sont inscrits aux monuments historiques depuis 2010, offrant un témoignage intact de l’évolution architecturale et sociale d’une propriété rurale entre Ancien Régime et Troisième République.