Agrandissement initial 1760-1770 (≈ 1765)
Le château est quasiment doublé, allongé et un étage est ajouté.
1777
Construction de la ferme
Construction de la ferme 1777 (≈ 1777)
La basse-cour est détruite et une aile en retour d'équerre est construite.
1881
Régularisation du château
Régularisation du château 1881 (≈ 1881)
L'architecte Rey surélève la partie ancienne et harmonise les fenêtres.
2010
Inscription historique
Inscription historique 2010 (≈ 2010)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes du domaine : le château en totalité (cad. C 7) ; les façades et toitures de la ferme construite en 1777 et située en équerre au nord-ouest du château (cad. C 15) ; le jardin en totalité avec ses terrasses, murs de clôture, portails et toutes les constructions (cad. C 5, 6, 8, 12) ainsi que les sols des parcelles C 9 et C 130 correspondant aux anciens jardins : inscription par arrêté du 22 septembre 2010
Personnages clés
Rey
Architecte responsable de la régularisation du château en 1881
Origine et histoire du Château de Saint-Lambert
Le Domaine de Saint-Lambert, situé à Marvejols dans la Lozère, s'est élargi à partir des années 1760-1770 et son extension s'est poursuivie jusqu'au XIXe siècle. Un plan antérieur aux agrandissements montre une petite construction carrée avec une tour ronde au sud, un jardin, un vivier et le moulin. En 1762-63, le château est quasiment doublé : le propriétaire choisit d'allonger le bâtiment en conservant l'alignement des façades nord et sud et en ajoutant un étage. La transformation demeure inachevée, laissant une dissymétrie de hauteur et des toitures différentes, jusqu'en 1881 où l'architecte Rey reprend les travaux et régularise l'ensemble : la partie ancienne est surélevée, un toit uniforme couvre le bâtiment, la tour ronde est conservée et les fenêtres sont harmonisées avec celles du XVIIIe siècle. Les aménagements intérieurs sont connus par les inventaires de 1744 et 1776 ; le « salon à manger » a conservé une cheminée en gypserie du XVIIe siècle. Dans le « salon de compagnie » subsistent les peintures des dessus de portes, des trumeaux dorés et une cheminée en marbre. La chambre dite « rouge » a elle aussi préservé ses décors — peintures, cheminée, trumeau — et des murs recouverts de damas. Après le chantier de la maison, les travaux de la ferme ont suivi : la basse-cour a été détruite et une aile en retour d'équerre côté nord‑ouest a été construite en 1777. Le plan de Hugonet de 1837 représente une terrasse avec un escalier central menant au « jardin anglais ». La parcelle vers le moulin, appelée « grand jardin », a été aménagée avec des allées géométriques et cernée de petits canaux de drainage encore en place ; le vivier subsiste, le « grand jardin » est aujourd'hui en prairie et un kiosque y a été installé récemment. L'ensemble — château, dépendances et décors — constitue un témoignage représentatif d'une demeure de province du milieu du XVIIIe siècle. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2010.