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Château de Saint-Laurent-le-Minier dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Saint-Laurent-le-Minier

  • Allée du Château
  • 30440 Saint-Laurent-le-Minier
Château de Saint-Laurent-le-Minier
Château de Saint-Laurent-le-Minier
Château de Saint-Laurent-le-Minier
Crédit photo : Original téléversé par Fredciel sur Wikipédia fran - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
30440 Saint-Laurent-le-Minier, Allée du Château

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1649
Vente de la seigneurie
1664
Reconstruction du château
1750-1800
Transformations des jardins
1977
Division en copropriétés
1988
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, avec le salon central situé au rez-de-chaussée ; jardin avec les sculptures, le nymphée, l'aqueduc et tout le système hydraulique (cad. A 502 à 504) : inscription par arrêté du 6 janvier 1988

Personnages clés

Christophe de Montfaucon - Dernier baron d’Hierle Vend la seigneurie en 1649 pour rembourser des dettes.
Jean de Bonnail - Acquéreur de la seigneurie Achat en 1649 pour 8 000 livres.
Pierre de Sarret - Conseiller du roi et reconstructeur Rebâtit le château en 1664 et commande les jardins.
André Le Nôtre - Paysagiste renommé Auteur des plans initiaux des jardins.
Marie de Bonnail - Héritière de la seigneurie Épouse Pierre de Sarret, transmettant le domaine.

Origine et histoire du Château de Saint-Laurent-le-Minier

Le château de Saint-Laurent-le-Minier, aussi appelé château Junié, est situé dans le village éponyme du Gard, en Occitanie. Initialement intégré à la baronnie d’Hierle, il fut acquis en 1649 par Jean de Bonnail après la vente forcée par Christophe de Montfaucon, ruiné. À la mort de Bonnail, sa fille Marie, épouse de Pierre de Sarret, héritera du domaine.

En 1664, Pierre de Sarret, conseiller du roi à Montpellier, entreprend la reconstruction et l’extension du château. Les jardins, conçus selon les plans d’André Le Nôtre, subissent des transformations majeures entre 1750 et 1800, période où le domaine passe par mariage à la famille de Vissec de Latude. Le système hydraulique, incluant un aqueduc, une cascade artificielle et une noria de 16 mètres (détruite au XXe siècle), témoigne de l’ingéniosité technique de l’époque.

Le château, inscrit aux monuments historiques depuis 1988, conserve des éléments remarquables comme un salon voûté en arc-de-cloître, des sculptures (sphinges, chiens), et un nymphée. Ses 250 hectares initiaux, réduits à 7 aujourd’hui, abritent encore un verger et une palmeraie. Depuis 1977, le domaine est divisé en copropriétés et reste inaccessible au public.

Architecturalement, le château évoque les grandes demeures languedociennes, avec des pavillons à toitures de tuiles vernissées et des terrasses encadrant le bâtiment principal. Son aqueduc et sa cascade, créés au XVIIIe siècle, alimentaient autrefois les jardins et les fontaines. Le site, bien que privé, incarne le patrimoine aristocratique et paysager de la région.

Les façades, modifiées au fil des siècles, et le système hydraulique (classé avec les jardins) reflètent les évolutions esthétiques et techniques entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Le château de Saint-Laurent-le-Minier, bien que moins connu que le château de Castries auquel il est comparé, reste un exemple significatif de l’art de vivre des élites provincial

Liens externes

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