Origine et histoire du Château de Saint-Laurent-le-Minier
Le château de Saint-Laurent-le-Minier, aussi appelé château Junié, est situé dans le village éponyme du Gard, en Occitanie. Initialement intégré à la baronnie d’Hierle, il fut acquis en 1649 par Jean de Bonnail après la vente forcée par Christophe de Montfaucon, ruiné. À la mort de Bonnail, sa fille Marie, épouse de Pierre de Sarret, héritera du domaine.
En 1664, Pierre de Sarret, conseiller du roi à Montpellier, entreprend la reconstruction et l’extension du château. Les jardins, conçus selon les plans d’André Le Nôtre, subissent des transformations majeures entre 1750 et 1800, période où le domaine passe par mariage à la famille de Vissec de Latude. Le système hydraulique, incluant un aqueduc, une cascade artificielle et une noria de 16 mètres (détruite au XXe siècle), témoigne de l’ingéniosité technique de l’époque.
Le château, inscrit aux monuments historiques depuis 1988, conserve des éléments remarquables comme un salon voûté en arc-de-cloître, des sculptures (sphinges, chiens), et un nymphée. Ses 250 hectares initiaux, réduits à 7 aujourd’hui, abritent encore un verger et une palmeraie. Depuis 1977, le domaine est divisé en copropriétés et reste inaccessible au public.
Architecturalement, le château évoque les grandes demeures languedociennes, avec des pavillons à toitures de tuiles vernissées et des terrasses encadrant le bâtiment principal. Son aqueduc et sa cascade, créés au XVIIIe siècle, alimentaient autrefois les jardins et les fontaines. Le site, bien que privé, incarne le patrimoine aristocratique et paysager de la région.
Les façades, modifiées au fil des siècles, et le système hydraulique (classé avec les jardins) reflètent les évolutions esthétiques et techniques entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Le château de Saint-Laurent-le-Minier, bien que moins connu que le château de Castries auquel il est comparé, reste un exemple significatif de l’art de vivre des élites provincial