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Château de Saint-Loup-sur-Thouet dans les Deux-Sèvres

Château de Saint-Loup-sur-Thouet

  • 1 Rue Jacques de Boyer
  • 79600 Saint-Loup-Lamairé
Château de Saint-Loup, Pl. du Minage, 79600 Saint-Loup-Lamairé, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1356
Prison de Jean II le Bon
XIVe siècle
Construction du donjon
1609-1626
Reconstruction Renaissance
1947
Classement monument historique
1990
Rachat par de Bartillat
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Drogon - Premier seigneur de Saint-Loup Fonde le château au XIe siècle.
Jean et Amaury de Dercé - Seigneurs médiévaux Constructeurs du donjon (XIVe siècle).
Jean II le Bon - Roi de France Prisonnier au donjon en 1356.
Claude Gouffier - Comte de Caravaz Rebâtit le château (début XVIIe).
Charles-Henri de Bartillat - Propriétaire actuel Restaure le domaine depuis 1990.

Origine et histoire

Le château de Saint-Loup-sur-Thouet trouve ses origines au XIe siècle, lorsque Drogon, premier seigneur cité, édifie une forteresse primitive. Au XIVe siècle, les seigneurs de Dercé, dont Jean et Amaury, érigent le donjon carré à quatre niveaux, encore visible aujourd’hui. Ce donjon abrite notamment une salle des Archives où étaient conservés les documents de la baronnie de Saint-Loup et de Bressuire. La tour accueille des figures historiques majeures, comme le roi Jean II le Bon, fait prisonnier après la bataille de Poitiers (1356), et le Prince Noir, soulignant son rôle stratégique pendant la guerre de Cent Ans.

Au début du XVIIe siècle, le château est entièrement reconstruit par Claude Gouffier, comte de Caravaz, inspiré par le style fastueux de la cour d’Henri IV. Le plan en « H », avec un pavillon central et deux ailes symétriques, rend hommage au roi défunt. Les dates de 1609 (cadran solaire) et 1626 (campanile) marquent cette transformation. Le domaine passe ensuite entre les mains de familles de fermiers généraux au XVIIIe siècle, comme les Lepage ou les Boyer de la Boissière, qui l’enrichissent de jardins à la française, d’une orangerie, et d’un mobilier luxueux, portant le château à son apogée.

Le XIXe siècle voit le château changer plusieurs fois de propriétaires, dont les d’Abbadie d’Ithorrotz, puis le marquis de Maussabré-Beufvier en 1894. Endommagé pendant l’Occupation allemande (1939-1945), il est restauré à partir de 1955 par les héritiers Maussabré, avant d’être légué à la Ligue contre le cancer puis racheté en 1990 par le comte Charles-Henri de Bartillat. Ce dernier entreprend une restauration ambitieuse, recreusant les jardins selon des plans de 1745, restaurant l’orangerie et le pigeonnier, et ouvrant le domaine au public en 1998. Classé monument historique dès 1947, le château incarne aujourd’hui un patrimoine architectural et paysager préservé.

L’architecture du château, mêlant donjon médiéval et corps de logis classique, en fait un modèle du style fin Henri IV – début Louis XIII. Il inspire d’autres constructions, comme le château de Rigny (Deux-Sèvres) ou celui d’Havrincourt (Pas-de-Calais), copié en 1928. Les jardins, reconstitués à partir de documents anciens, comprennent un potager ornemental, un verger de variétés anciennes, et une ménagerie. L’ensemble, protégé par plusieurs arrêtés de classement (1947, 1993), témoigne de sept siècles d’histoire, des seigneurs médiévaux aux restaurations contemporaines.

Liens externes

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