Château de Saint-Marceau dans les Ardennes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Saint-Marceau

  • Allée des Peupliers
  • 08160 Saint-Marceau
Château de Saint-Marceau
Château de Saint-Marceau
Crédit photo : HenriDavel - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVe–XVIe siècles
Construction initiale
1686
Décès d'Antoine de Greffin
Fin du XVIe siècle
Aménagements par Claude de Pouilly
1701
Décès de Claude de Pouilly
1834
Acquisition par Pierre de Flavigny
1845
Naissance d'Adrien de Wignacourt
XVIIIe siècle
Agrandissement des fenêtres
1905
Vente à la famille Renaudin
1990
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des deux ailes de communs ; tourelle à l'angle de la propriété (cad. AB 310, 311, 313) : inscription par arrêté du 15 juin 1990

Personnages clés

Claude de Pouilly Propriétaire du château à la fin du XVIe siècle, elle a réalisé des aménagements.
Antoine de Greffin Huguenot proche de Turenne, il a vécu et est décédé dans le château.
Charles François de Paul d'Herville Propriétaire du château au XVIIIe siècle, il a agrandi les fenêtres.
Pierre de Flavigny de Doncourt Propriétaire du château en 1834.
Adrien de Wignacourt Député des Ardennes, né dans le château en 1845.
Paul Renaudin Auteur ayant rédigé une partie de son œuvre dans le château.

Origine et histoire du Château de Saint-Marceau

Le château de Saint-Marceau est un château fort situé sur la commune de Saint-Marceau (Ardennes), perché sur un coteau entre la rive droite de la Vence et la rive gauche de la Meuse, à quelques kilomètres au sud de Charleville-Mézières. Édifice défensif du XVe ou du XVIe siècle, il a été aménagé aux siècles suivants pour améliorer le confort, notamment par l'ouverture de grandes fenêtres. Le logis principal présente un plan rectangulaire simple, flanqué de deux tourelles ou échauguettes de chaque côté et percé de larges fenêtres. Il s'inscrit dans un jardin à la française et est complété par des dépendances qui ferment la cour d'entrée ; celles situées à droite en entrant comprennent un colombier. Le bâtiment est élevé en moellons de petit appareil, ses murs dépassant un mètre d'épaisseur et recouverts d'un enduit gris. Le comble, très élevé, a été refait après l'incendie de 1967 ; la couverture, la charpente et les lucarnes, inspirées de la Place Ducale de Charleville-Mézières, ont été reprises à cette occasion. L'édifice semble avoir été construit par la famille de La Glizeulle aux XVe–XVIe siècles. Par alliances, le domaine revient à une branche de la famille de Pouilly à la fin du XVIe siècle et est aménagé par Claude de Pouilly, épouse successivement de Philippe de Barge puis d'Antoine de Greffin, huguenot proche de Turenne. Antoine de Greffin et Claude de Pouilly sont tous deux décédés dans cette demeure, respectivement en 1686 et en 1701. Au XVIIIe siècle, Charles François de Paul d'Herville poursuit les adaptations de la demeure en agrandissant les fenêtres ; il reste sur place pendant la Révolution, est arrêté et emprisonné à la chartreuse du Mont-Dieu pendant la Terreur, puis revient mourir à Saint-Marceau. Après la Révolution, le château est vendu au maire de la commune, puis acquis en 1834 par Pierre de Flavigny de Doncourt, qui le revend en 1839 au marquis de Wignacourt. Adrien de Wignacourt, futur député des Ardennes, y naît le 23 octobre 1845 et son frère Alof le 16 octobre 1847 ; la sœur Marie Louise de Wignacourt, épouse de Jacques de Chastenet de Puysegur, hérite du domaine et le revend en 1905 à la famille Renaudin. Paul Renaudin y rédige une partie de son œuvre ; le château est occupé et endommagé lors du conflit franco-allemand de 1870, pillé en 1914 et touché par un obus en 1940. La famille Renaudin demeure propriétaire et la demeure a été inscrite au titre des monuments historiques en 1990 ; elle est actuellement sous la responsabilité de Jérémie Renaudin.

Liens externes