Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Saint-Marceau dans les Ardennes

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Ardennes

Château de Saint-Marceau

    Allée des Peupliers
    08160 Saint-Marceau
Château de Saint-Marceau
Château de Saint-Marceau
Crédit photo : HenriDavel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVe-XVIe siècles
Construction initiale
Fin XVIe siècle
Transmission aux Pouilly
1686 et 1701
Décès des propriétaires
XVIIIe siècle
Modernisation des fenêtres
1870, 1914, 1940
Dégâts de guerre
1967
Incendie et restauration
15 juin 1990
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des deux ailes de communs ; tourelle à l'angle de la propriété (cad. AB 310, 311, 313) : inscription par arrêté du 15 juin 1990

Personnages clés

Claude de Pouilly - Propriétaire et aménageuse Épouse d’Antoine de Greffin, décédée en 1701
Antoine de Greffin - Propriétaire huguenot Proche de Turenne, décédé en 1686
Charles François de Paul d’Herville - Modernisateur du XVIIIe siècle Agrandit les fenêtres pour plus de confort
Marie Louise de Wignacourt - Dernière héritière Wignacourt Vend le château en 1905 aux Renaudin
Paul Renaudin - Propriétaire et écrivain Y rédige une partie de ses œuvres
Jérémie Renaudin - Propriétaire actuel Responsable du domaine classé

Origine et histoire

Le château de Saint-Marceau, situé dans les Ardennes sur un coteau entre la Meuse et la Vence, est à l’origine un édifice défensif construit aux XVe ou XVIe siècles par la famille de La Glizeulle. Transformé en résidence plus confortable aux siècles suivants, il voit ses fenêtres agrandies et son intérieur aménagé, notamment sous l’impulsion de Claude de Pouilly et de son époux Antoine de Greffin, huguenot proche de Turenne, qui y décèdent respectivement en 1686 et 1701. Le domaine, passé par alliances aux familles de Pouilly puis de Wignacourt, subit des dommages lors des conflits de 1870, 1914 et 1940, avant d’être restauré après un incendie en 1967.

Au XVIIIe siècle, Charles François de Paul d’Herville modernise le château en élargissant les ouvertures pour le rendre plus habitable. Durant la Révolution, il est emprisonné à la chartreuse du Mont-Dieu avant de revenir mourir à Saint-Marceau. Le domaine change plusieurs fois de mains : vendu au maire local, puis en 1834 à Pierre de Flavigny de Doncourt, il est acquis en 1839 par le marquis de Wignacourt, dont les enfants Adrien (né en 1845) et Alof y voient le jour. La propriété échoit ensuite à Marie Louise de Wignacourt, qui la revend en 1905 à la famille Renaudin, toujours propriétaire aujourd’hui.

Classé monument historique en 1990 pour ses façades, toitures et dépendances (dont un colombier), le château allie un logis rectangulaire flanqué de tourelles à un parc à la française. Son comble, reconstruit après l’incendie de 1967, s’inspire des lucarnes de la Place Ducale de Charleville-Mézières. Les murs en moellons, épais de plus d’un mètre, et l’enduit gris témoignent de son passé défensif, tandis que les aménagements intérieurs reflètent les évolutions architecturales des XVIIe et XVIIIe siècles.

Le site, occupé et pillé lors des guerres franco-allemandes (1870, 1914, 1940), conserve des traces de ces épisodes tumultueux. Paul Renaudin, membre de la famille propriétaire depuis 1905, y a rédigé une partie de ses œuvres. Aujourd’hui, le château reste un témoignage des transformations d’une forteresse médiévale en résidence aristocratique, marquée par l’histoire protestante locale (Antoine de Greffin) et les aléas des conflits modernes.

Liens externes