Première mention écrite 978 (≈ 978)
Appartenait aux vicomtes de Narbonne
vers 1020
Hommage de Guillelmus Hibrini
Hommage de Guillelmus Hibrini vers 1020 (≈ 1020)
Serment pour les châteaux de Durban et Saint-Martin
XIIe siècle
Construction des courtines
Construction des courtines XIIe siècle (≈ 1250)
Éléments défensifs en pierre crénelés
1360
Première mention de la chapelle
Première mention de la chapelle 1360 (≈ 1360)
Siège d’une rectorie diocésaine
fin XIIIe siècle
Tour polygonale ajoutée
Tour polygonale ajoutée fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Archères à étriers tardives
XVIIe siècle
Abandon progressif
Abandon progressif XVIIe siècle (≈ 1750)
Déclin après les conflits cathares
17 février 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 17 février 1926 (≈ 1926)
Protection des ruines du château
années 1990
Restaurations privées
Restaurations privées années 1990 (≈ 1990)
Sauvegarde des murs nord-est
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Saint-Martin de Toques (ruines) : inscription par arrêté du 17 février 1926
Personnages clés
Guillelmus Hibrini - Vassal des vicomtes de Narbonne
Prête serment vers 1020
Vicomtes de Narbonne - Propriétaires initiaux
Possédaient le château dès 978
Famille de Durban - Alliés des Narbonnais
Liénée à Guillelmus Hibrini
Origine et histoire du Château de Saint-Martin de Toques
Le château de Saint-Martin de Toques, perché sur un éperon rocheux près de Bizanet (Aude), fut construit entre les XIIe et XIVe siècles pour contrôler les axes entre Narbonne et les Corbières. Ses murailles crénelées, dotées d’archères, et sa chapelle romane – mentionnée dès 1360 mais probablement antérieure – illustrent son double rôle militaire et religieux. L’enceinte épouse les contours naturels du rocher, avec deux tours circulaires datées de la fin du XIIe siècle et une tour polygonale tardive (fin XIIIe), équipée d’archères à étriers.
D’abord possession des vicomtes de Narbonne (attesté dès 978), le site abritait une rectorie dépendant du diocèse. Un certain Guillelmus Hibrini y prête hommage vers 1020 pour le compte de la famille de Durban, proche des Narbonnais. Après un abandon progressif à partir du XVIIe siècle, des restaurations privées depuis les années 1990 ont sauvé une partie des structures, comme les murs nord-est ou la cour. Classé Monument Historique en 1926, il reste un symbole des fortifications cathares.
Aujourd’hui en ruines partielles, le château conserve des traces de son passé cistercien : la chapelle, aux arcs rappelant l’architecture monastique, et les vestiges de la baylie de Canet. Bien que propriété privée, son silhouette domine toujours le paysage, à 2,4 km de l’abbaye de Fontfroide. Les courtines et le haut mur latéral de la chapelle, en petit appareil, témoignent des techniques défensives médiévales adaptées au terrain escarpé.
Le site incarne la stratégie militaire des vicomtes de Narbonne, combinant surveillance des routes et alliance avec les familles locales comme les Durban. Son déclin coïncide avec la fin des conflits cathares et la centralisation du pouvoir royal, reléguant ces places fortes à un rôle secondaire. Les restaurations récentes visent à préserver ce patrimoine, tout en respectant son caractère privé et son intégration dans le paysage des Corbières.