Frise chronologique
Fin de l'Ancien Régime
Dernier Royer propriétaire
Dernier Royer propriétaire
Fin de l'Ancien Régime (≈ 50)
Aimé-Bernard de Royer, comte et capitaine.
XVIe siècle
Détachement de la châtellenie
Détachement de la châtellenie
XVIe siècle (≈ 1650)
Terre rattachée à François Royer.
XVIIe siècle
Construction du château
Construction du château
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification du corps central et pavillons.
XIXe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout de balconnets et porte passante.
XXe siècle
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
XXe siècle (≈ 2007)
Acquisition par M. E. de Fréminville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François Royer - Premier titulaire engagé |
Détient la terre au XVIe siècle. |
| Aimé-Bernard de Royer - Comte de Saint-Micaud |
Dernier Royer propriétaire avant 1789. |
| M. E. de Fréminville - Propriétaire au XXe siècle |
Acquiert le château durant cette période. |
Origine et histoire
Le château de Saint-Micaud, situé dans le département de Saône-et-Loire, a été construit au XVIIe siècle. Il se distingue par son architecture classique, avec un corps central rectangulaire flanqué de deux pavillons carrés. La façade orientale, remaniée au XIXe siècle, arbore des balconnets en fer forgé, tandis qu’une porte passante surmontée d’un fronton cintré a été ajoutée côté occidental. Une vaste cour, encadrée de communs et fermée par une grille, précède l’entrée principale.
Au XVIe siècle, la terre de Saint-Micaud semble s’être détachée de la châtellenie de Mont-Saint-Vincent, alors rattachée au domaine ducal. Elle fut engagée à François Royer, qui en prit le titre. À la fin de l’Ancien Régime, Aimé-Bernard de Royer, comte de Saint-Micaud et capitaine de dragons, fut le dernier représentant de cette famille à posséder le domaine. Au XXe siècle, le château devint la propriété de M. E. de Fréminville.
Les armoiries de la famille Royer de Saint-Micaud, écartelées d’azur et d’or, reflètent leur statut aristocratique. Le château, toujours propriété privée, ne se visite pas. Son histoire est documentée dans des ouvrages comme Le Guide des Châteaux de France (1985), dirigé par Françoise Vignier.
La structure actuelle, bien que modifiée aux XIXe et XXe siècles, conserve des éléments architecturaux typiques des demeures seigneuriales bourguignonnes. Son emplacement, à flanc de pente sous l’église et la route, souligne son intégration dans le paysage local.
Les communs et la grille d’entrée, dépourvus de couronnement, témoignent d’une organisation spatiale destinée à marquer la distinction sociale du propriétaire. L’absence de visites publiques préserve son caractère intimiste, lié à son usage résidentiel continu depuis sa construction.