Château de Saint-Ouen à Chemazé en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XII

Château de Saint-Ouen à Chemazé

  • Domaine de Saint-Ouen 
  • 53200 Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Château de Saint-Ouen à Chemazé
Crédit photo : Place2 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1184
Première mention écrite
Fin du XIIe siècle
Construction de la chapelle
1505
Construction du manoir
XVe siècle
Restauration de la chapelle
1604
Visite attestée
1791
Vente comme bien national
13 décembre 1923
Classement du logis
4 mai 1944
Classement du pavillon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le corps de logis central avec sa tour carrée : classement par arrêté du 13 décembre 1923 - Le pavillon nord et la chapelle : classement par arrêté du 4 mai 1944

Personnages clés

Guy Le Clerc de Coulaines Abbé qui a construit le manoir abbatial et ajouté une tour carrée.
Simon Hayeneuve Architecte potentiel du manoir abbatial.
Comte de Sèze Propriétaire qui a entrepris des réparations pour rendre son lustre au château.

Origine et histoire du Château de Saint-Ouen à Chemazé

Le château de Saint-Ouen, édifice de style Louis XII situé à Chemazé (Mayenne), a d’abord été mentionné comme une chapelle dépendant de l’abbaye de la Roë et confirmé en 1184 sous l’appellation Capella Sancti Audoeni apud Chamazeium ; d’autres mentions ultérieures donnent diverses dénominations du lieu en 1505, 1522, 1584 et 1645, qui témoignent de son évolution entre chapelie, terre et seigneurie. À la fin du XIIe siècle une chapelle occupait l’emplacement du château ; elle fut restaurée au XVe siècle. Après la mort de l’abbé Yves de Scépeaux, les chanoines réguliers nommèrent abbé Guy Le Clerc de Coulaines (1493-1523), qui, voulant y établir sa résidence, conclut en 1505 des arrangements avec l’abbaye lui donnant la jouissance du domaine. Il entreprit alors la construction d’un manoir abbatial, d’abord modeste, auquel il ajouta au cours des travaux une tour carrée d’un luxe et d’une ampleur qui dominent l’ensemble ; selon Angot, Simon Hayeneuve aurait pu en donner le dessin et en diriger l’exécution. La tour abrite un vaste escalier et se caractérise par un parti architectural soigné : les fenêtres ont été disposées au milieu du bandeau séparant les étages afin de ne pas être coupées par la rampe, et l’escalier se termine par une tourelle en encorbellement donnant accès à une terrasse ceinte d’une balustrade, vestige du belvédère primitif. Guy Le Clerc fit graver son chiffre dans l’ornementation, tandis que des motifs comme les roues, armes parlantes de l’abbaye de la Roë, et les armoiries de France et de Bretagne figurent dans la décoration, signe de son attachement à sa souveraine. L’intérieur du logis suit le même goût raffiné : l’une des chambres conserve une cheminée finement sculptée ornée du chiffre répété de l’abbé et une frise largement travaillée. Guy Le Clerc s’y fixa définitivement deux ans avant sa mort et y mourut ; ses successeurs apprécièrent aussi la résidence. Un vitrail daté de 1604, portant l’inscription Beata maria de Rota, atteste que le château restait encore visité au début du XVIIe siècle. Par la suite, lorsque les abbés furent étrangers à la région, Saint-Ouen fut délaissé, affermé puis vendu comme bien national le 14 mars 1791 pour 28 000 livres. Il devint ensuite la propriété du comte de Sèze, qui entreprit des réparations pour lui rendre son lustre. Un dessin du château figure parmi les mémoires adressés à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1818, selon une note du cabinet Grille à la bibliothèque d’Angers. Bien que quelquefois qualifié de prieuré, Saint-Ouen n’a jamais été qu’une chapelle rattachée à la Roë ; aucun prieur n’y est attesté, tandis qu’un fief mouvant de Château-Gontier y était attaché jusqu’au XVIIe siècle. Le logis et la tour ont fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques le 13 décembre 1923, puis le pavillon nord et la chapelle ont été classés le 4 mai 1944.

Liens externes