Frise chronologique
1250-1259
Fondation de la bastide
Fondation de la bastide
1250-1259 (≈ 1255)
Création par Alphonse de Poitiers.
1279
Traité d'Amiens
Traité d'Amiens
1279 (≈ 1279)
Saint-Pastour sous suzeraineté anglaise.
après 1350
Construction de l'enceinte
Construction de l'enceinte
après 1350 (≈ 1350)
Renforcement défensif contre les Anglais.
1569
Combat de Monluc
Combat de Monluc
1569 (≈ 1569)
Victoire contre Arnaud de Clermont.
juillet 1580
Prise par Biron
Prise par Biron
juillet 1580 (≈ 1580)
Massacre des huguenots défenseurs.
fin XVe siècle
Percements des fenêtres
Percements des fenêtres
fin XVe siècle (≈ 1595)
Aménagements tardifs sur la façade.
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de canonnières et conflits.
30 mai 1990
Inscription MH
Inscription MH
30 mai 1990 (≈ 1990)
Protection des ruines du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines de l'ancien) , avec sa cheminée (cad. A 158) : inscription par arrêté du 30 mai 1990
Personnages clés
| Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide |
Crée Saint-Pastour entre 1250-1259. |
| Édouard Ier - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine |
Devant suzerain par le traité d'Amiens. |
| Blaise de Monluc - Chef catholique |
Victorieux contre les protestants en 1569. |
| Arnaud de Clermont - Capitaine protestant |
Défendait Saint-Pastour en 1569. |
| Armand de Gontaud-Biron - Chef catholique |
Prit la ville en 1580. |
Origine et histoire
Le château de Saint-Pastour est une maison forte édifiée à l’angle nord-ouest de l’enceinte de la bastide du même nom, fondée entre 1250 et 1259 par Alphonse de Poitiers. Ce monument, construit en moellons de tuf, se caractérise par un plan rectangulaire flanqué de trois tours : une tour en fer-à-cheval, une tour quadrangulaire, et une tour polygonale abritant un escalier en vis. Les percements et éléments défensifs, comme les canonnières, datent majoritairement de la fin du XVe siècle ou des Guerres de religion (XVIe siècle), reflétant les remaniements liés aux conflits entre catholiques et protestants.
La bastide de Saint-Pastour, initialement sous influence anglaise après le traité d’Amiens (1279), devient un enjeu stratégique lors des luttes contre les Anglais à partir des années 1350. L’enceinte et le château, probablement construits ou renforcés après 1350, illustrent cette période de tensions. Au XVIe siècle, la ville est le théâtre de violents affrontements : en 1569, Monluc y combat le capitaine protestant Arnaud de Clermont, tandis qu’Armand de Gontaud-Biron s’empare de la place en 1580, massacrant les défenseurs huguenots avant sa reprise par ces derniers. Ces événements marquent durablement l’histoire du château, aujourd’hui en ruines.
L’édifice, inscrit aux monuments historiques depuis le 30 mai 1990, conserve des traces architecturales médiévales et Renaissance, comme une cheminée en pierre à jambages moulurés et un manteau en arc segmentaire. Le deuxième étage a disparu à une date indéterminée, et le couronnement de l’édifice n’existe plus. Malgré son état de ruine, le château reste un témoignage des transformations militaires et politiques de la région, de la fondation de la bastide au XIIIe siècle aux guerres de Religion.
Situé sur un escarpement rocheux dominant le front nord de la ville, le château était intégré à un système défensif plus large, incluant les remparts de la bastide. Ces derniers, datés de la seconde moitié du XIIIe siècle, soulignent l’importance stratégique de Saint-Pastour, à la limite entre les territoires sous influence française et anglaise. Les aménagements ultérieurs, comme les embrasures de tir, reflètent l’adaptation aux nouvelles techniques de guerre, notamment l’usage de l’artillerie pendant les conflits religieux.