Frise chronologique
1600
Date gravée sur le linteau
Date gravée sur le linteau
1600 (≈ 1600)
Premier témoignage écrit du manoir.
1617
Initiales de François du Mesnil
Initiales de François du Mesnil
1617 (≈ 1617)
Gravure sur lucarne avec Suzanne de Grosourdy.
15 juin 1927
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
15 juin 1927 (≈ 1927)
Protection des façades du logis.
juin 1944
Bombardements du Débarquement
Bombardements du Débarquement
juin 1944 (≈ 1944)
212 impacts sur le manoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades : inscription par arrêté du 15 juin 1927
Personnages clés
| François du Mesnil - Propriétaire au XVIIe siècle |
Initiales gravées en 1617 avec son épouse. |
| Suzanne de Grosourdy - Épouse de François du Mesnil |
Mentionnée sur la lucarne de 1617. |
| Famille Beck - Propriétaires après 1945 |
Restauration post-Seconde Guerre mondiale. |
Origine et histoire
Le manoir de Saint-Pierre-du-Mont est une ancienne demeure fortifiée édifiée à la fin de la Renaissance, entre la seconde moitié du XVIe siècle et le début du XVIIe. Situé dans le département du Calvados, en Normandie, il se distingue par son architecture mêlant éléments défensifs (tourelle ronde, mur d'enceinte) et caractéristiques Renaissance (lucarnes sculptées, façade en pierre calcaire). Le logis, flanqué d’une tour carrée, conserve des traces de son passé seigneurial, comme un cadran solaire gravé au-dessus de l’entrée principale.
Deux dates marquent son histoire : 1600, gravée sur le linteau d’une porte du mur d’enceinte, et 1617, apposée sur une lucarne avec les initiales de François du Mesnil et de son épouse Suzanne de Grosourdy, premiers propriétaires attestés. Le manoir change ensuite de mains à plusieurs reprises, passant par alliance ou vente aux familles nobles de Frotté, de Beaurepaire, du Mesnil de Saint Paul, de Saint-Hilaire et Béchevel. Son emplacement stratégique, à 600 mètres de la pointe du Hoc, lui vaut d’importants dégâts en juin 1944 lors des bombardements du Débarquement, avec 212 impacts recensés.
La restauration du manoir est entreprise après-guerre par la famille Beck, nouvelle propriétaire. Bien que les bâtiments agricoles (étables, écuries) aient disparu, subsistent un pressoir, une boulangerie du XVIe siècle avec son four à pain, ainsi qu’une ancienne chapelle. Le porche d’entrée, orné de boules en pierre, et la tourelle défensive dotée d’un pigeonnier en encorbellement témoignent de son double usage résidentiel et protecteur. Depuis 1927, ses façades sont inscrites aux monuments historiques, préservant ce patrimoine normand.
Le site conserve également des éléments symboliques de la vie seigneuriale, comme les initiales des propriétaires gravées ou les ouvertures de tir de la tourelle. La proximité de l’église Saint-Pierre et de la route départementale 514 souligne son ancrage dans le paysage local. Aujourd’hui, le manoir illustre l’évolution des demeures nobles en Basse-Normandie, entre héritage médiéval et influences Renaissance.