Frise chronologique
XIIe siècle
Vestiges d'un fort médiéval
Vestiges d'un fort médiéval
XIIe siècle (≈ 1250)
Présence de trois tours carrées à bossages.
1451–1865
Propriété de la famille Faret
Propriété de la famille Faret
1451–1865 (≈ 1658)
Réaménagements majeurs sur cette période.
1865–1916
Propriété de Thomas Calderon
Propriété de Thomas Calderon
1865–1916 (≈ 1891)
Reconstitution des jardins au XIXe siècle.
1916
Acquisition par Jacques Rouché
Acquisition par Jacques Rouché
1916 (≈ 1916)
Transformation des jardins et décoration chapelle.
1922
Décoration de la chapelle
Décoration de la chapelle
1922 (≈ 1922)
Œuvre de Georges Desvallières sur la Grande Guerre.
1992 et 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1992 et 1995 (≈ 1995)
Protection des éléments architecturaux et paysagers.
2018
Cession du domaine
Cession du domaine
2018 (≈ 2018)
Vente pour 4 997 145 € à nouveaux propriétaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, à l'exception des pièces classées ; tour isolée ; cour d'honneur avec son sous-sol et l'aile est en contrebas, dite des caves (cad. D 32) : inscription par arrêté du 1er septembre 1992 - Dans le château, les trois pièces décorées de boiseries du XVIIIe siècle : le salon des échos, la salle des Gardes ouvrant sur la façade nord, le salon de la Paix (ou salon des quatre cheminées) (cad. D 32) ; chapelle, avec son décor (cad. D 31) ; enclos muré situé derrière la chapelle (cad. D 30) ; avant-parc avec les douves (cad. D 36 à 38, 40, 42, 43) ; parc ou terrasse haute avec les douves, les murs de soutènement ainsi que le bassin et l'ensemble de la statuaire (cad. D 26, 27) ; jardin ou terrasse basse avec sa porte d'entrée dite porte des fleurs, les murs de soutènement, la statuaire ainsi que l'orangerie et le nymphée (cad. D 25, 69) ; moulin et son bief (cad. D 34, 35) ; ferme fortifée (cad. D 21) ; ancienne magnanerie accolée à un bâtiment de logements dit l'ancienne métairie et serre située face au potager (cad. D 44) , ainsi que le potager (cad. D 47) ; glacière (cad. D 45) ; sol de l'ensemble des parcelles du domaine (cad. D 21, 24 à 27, 30 à 32, 34 à 38, 40, 42 à 45, 47, 69) : classement par arrêté du 17 février 1995
Personnages clés
| Jules-Marie-Henri de Faret de Fournès - Propriétaire historique |
Membre de la famille Faret (1451–1865). |
| Thomas Calderon - Propriétaire (1865–1916) |
Descendant de Pedro Calderón de la Barca. |
| Jacques Rouché - Propriétaire et mécène (1916–1957) |
Directeur de l’Opéra de Paris, réaménageur des jardins. |
| Georges Desvallières - Peintre décorateur |
Auteur des peintures de la chapelle (1922). |
| Bernadette Fenwick - Ancienne propriétaire (jusqu'en 2018) |
Petite-fille de Jacques Rouché. |
Origine et histoire
Le château de Saint-Privat, situé à Vers-Pont-du-Gard dans le Gard, est construit sur l’emplacement d’une ancienne villa gallo-romaine, avec des vestiges d’un fort du XIIe siècle encore visibles. Le domaine, marqué par trois tours carrées à bossages, connaît des réaménagements majeurs entre les XVe et XVIIIe siècles, reflétant son évolution architecturale à travers les époques. Il appartient longtemps à la famille Faret (1451–1865), qui y réalise d’importants travaux, avant de passer entre les mains de Thomas Calderon (1865–1916), descendant du dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca, qui reconstitue les jardins au XIXe siècle.
En 1916, Jacques Rouché, directeur de l’Opéra de Paris puis de la Réunion des Musées nationaux, acquiert le domaine et transforme radicalement les espaces extérieurs. Il remplace le potager par un jardin à la française inspiré par Achille Duchêne, ajoute un buffet d’eau imitant celui de la Mogère à Montpellier, et commande en 1922 à son ami Georges Desvallières la décoration de la chapelle du XVIIIe siècle. Les peintures, à l’huile sur toile marouflée, évoquent le sacrifice de la Première Guerre mondiale, vécue par l’artiste dans les tranchées. Ce lieu devient ainsi un témoignage artistique et mémoriel unique.
Classé Monument Historique en 1992 et 1995, le château conserve des éléments protégés comme les boiseries du XVIIIe siècle, la chapelle décorée, les jardins en terrasses, ou encore une ferme fortifiée et une glacière. Après avoir appartenu à Bernadette Fenwick, petite-fille de Jacques Rouché, le domaine est cédé en 2018 pour 4 997 145 € à quatre nouveaux propriétaires, dont trois se font connaître en 2019 : Christophe Subreville, Jean-Pascal Cordesse et Camille Gerbino. Le site allie aujourd’hui patrimoine architectural, paysager et historique, marqué par des siècles de transformations et d’influences culturelles.