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Château de Saint-Privat dans le Lot

Château de Saint-Privat

  • 5984 Route de Cahors
  • 46170 Flaugnac
Saint-Privat, 46170 Saint-Paul-Flaugnac, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1296
Hommage à Ratier III
1398
Village ceinturé
XVe siècle
Embellissements post-guerre
1628
Achat par Guillaume Baudus
1789
Bien national
1958
Restauration moderne
2002
Classement chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Gaillard de Saint-Privat - Chevalier et seigneur Rend hommage en 1296.
Bertrand de Cas - Chevalier de Caylus Époux de Magne de Saint-Privat.
Jean de Fenelo - Seigneur du XVe siècle Acheteur puis vendeur du fief.
Guillaume de Montégut - Seigneur et acquéreur Rachète dîmes et fief en 1477.
Guillaume Baudus - Bourgeois de Cahors Achète le fief en 1628.
Marie de Baudus - Dernière héritière Baudus Conserve le domaine jusqu’en 1719.

Origine et histoire

Le château de Saint-Privat se dresse sur le plateau aride du Quercy Blanc, à Flaugnac (Lot), à l’emplacement d’un village disparu, Saint-Privat-de-Montcabrier, autrefois l’une des trois paroisses locales. Il dépendait de la châtellenie de Castelnau-Montratier. Son nom provient de la famille de chevaliers Saint-Privat de la Olmière, qui en détenait le fief. En 1296, Gaillard de Saint-Privat rend hommage à Ratier III de Castelnau. Le village, entouré d’une enceinte en 1398, comptait quelques maisons autour de l’église et du château.

La famille Saint-Privat s’éteint au XIVe siècle avec Magne, mariée à Bertrand de Cas, chevalier de Caylus. En 1403, Arnaud de Rouzet rend hommage pour le fief à l’évêque de Cahors. Les Gontaud de Lalbenque succèdent aux Cas, puis vendent le fief en 1460 à Jean de Fenelo, qui le revend en 1466 à Guillaume de Montégut. Ce dernier, encore mentionné en 1490, achète aussi des dîmes en 1477. Les Fenelo, seigneurs au XVe siècle, embellissent l’église et le château après la guerre de Cent Ans, ajoutant une tour circulaire à escalier, typique des maisons fortes de l’époque.

En 1628, le fief est acquis par Guillaume Baudus, bourgeois de Cahors. Ses descendants, dont Marie de Baudus (1649–1719), conservent le domaine jusqu’à la Révolution, où il devient bien national, racheté par un sieur Boncour. Le château, réaménagé au XVIIe siècle (fenêtres à croisées, porte en arc brisé, cheminée), change plusieurs fois de mains avant d’être restauré en 1958. La chapelle, vestige du village médiéval, est inscrite aux Monuments historiques depuis 2002.

Architecturalement, le château allie un plan rectangulaire en moellons calcaires, des vestiges des XIIIe–XIVe siècles (portes en tiers-point, fragments de fenêtres géminées) et une tour-escalier du XVe siècle. Les restaurations modernes ont préservé ces éléments, témoignant de son évolution depuis la maison forte médiévale jusqu’à la demeure seigneuriale.

Liens externes

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