7 Rte du Château, 43620 Saint-Romain-Lachalm, France
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe-XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Maison forte avec donjon et fossés.
XIVe-XVe siècles
Agrandissement du château
Agrandissement du château XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Structure quadrilatère et tours défensives.
1827
Comblement des fossés
Comblement des fossés 1827 (≈ 1827)
Fossés comblés pour modernisation.
1875
Restauration majeure
Restauration majeure 1875 (≈ 1875)
Reconstruction tours, verrière et décors.
15 septembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 15 septembre 1993 (≈ 1993)
Protection du château et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Famille seigneuriale anonyme depuis le XIVe.
Origine et histoire
Le château de Saint-Romain-Lachalm trouve ses origines au XIe-XIIe siècles comme maison forte médiévale, composée d’un donjon entouré de fossés et d’une enceinte fortifiée avec pont-levis. Ce système défensif, typique de l’époque féodale, était complété par une seconde enceinte flanquée de deux tours basses protégeant les communs. Les fossés, comblés en 1827, et les tours, abattues pendant la Révolution puis reconstruites en 1875, illustrent les transformations successives de l’édifice, marqué par des adaptations aux besoins militaires puis résidentiels.
Au XIVe et XVe siècles, le château prend sa forme actuelle, structurée autour d’une cour intérieure et de quatre ailes. Les éléments défensifs encore visibles – une tour ronde, une tour polygonale et des échauguettes – témoignent de son rôle stratégique. Le XIXe siècle marque un tournant avec des restaurations majeures visant à restaurer son apparence médiévale (reconstruction des tours, ajout de décors néo-gothiques) tout en y intégrant un confort moderne : boiseries, cheminées monumentales, et une verrière couvrant la cour en 1875. Le jardin à la française, devant la façade principale, reflète cette volonté d’allier héritage et esthétique romantique.
Habité par la même famille depuis le XIVe siècle, le château incarne une continuité seigneuriale rare. Son intérieur, largement remanié au XIXe siècle, mêle tapisseries anciennes, peintures au pochoir néo-gothiques et plafonds à la française. Classé monument historique en 1993, il protège à la fois son architecture (parc, escaliers, salons) et son mobilier, comme les tapisseries du grand salon ou la chambre « troubadour ». Ces protections soulignent son importance comme exemple de réinterprétation éclectique du patrimoine médiéval, caractéristique du goût historiciste du XIXe siècle.