Frise chronologique
XIVe siècle
Construction du premier château
Construction du premier château
XIVe siècle (≈ 1450)
Origine médiévale, peu de vestiges conservés
1784
Reconstruction par Massioux
Reconstruction par Massioux
1784 (≈ 1784)
Transformation majeure sous direction architecturale
XIXe siècle
Aménagements ultérieurs
Aménagements ultérieurs
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout tour ronde et chais viticoles
17 août 2012
Inscription monument historique
Inscription monument historique
17 août 2012 (≈ 2012)
Protection totale du domaine et sols
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des parties bâties et non bâties en totalité, y compris le sols des parcelles constituant le château (cad. G 291, 560 à 562, 710, 793, 794, 802, 806, 823, 825, 827, 849 à 851) : inscription par arrêté du 17 août 2012
Personnages clés
| Étienne Massioux - Architecte saintais |
Dirige la reconstruction de 1784 |
Origine et histoire
Le château de Saint-Seurin-d'Uzet, implanté à Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIVe siècle, bien que peu d'éléments de cette période médiévale subsistent aujourd'hui. L'édifice actuel, reconstruit en 1784 sous la direction de l'architecte Étienne Massioux, intègre des éléments défensifs comme des bastions et des bouches à feu, reflétant son rôle historique de forteresse. Un pont de quatre arches franchit un fossé pour accéder à une porte cochère, tandis que des aménagements ultérieurs (XIXe siècle) ajoutent une tour ronde, des chais, et une aile orientale datant principalement du XVIIe siècle.
Le domaine s'organise autour d'une cour regroupant des dépendances (bergerie, hangars), complétée par un pigeonnier, une distillerie liée à la viticulture, et une maison intégrée au système défensif. L'ensemble, incluant les sols et les parcelles environnantes, est inscrit aux monuments historiques depuis le 17 août 2012. Propriété privée, le château illustre l'évolution architecturale d'une seigneurie, entre fonctions militaires, agricoles (vignes) et résidentielles, typique des grands domaines de Saintonge.
Les sources mentionnent également des traces d'un premier château médiéval (XIVe siècle), mais les transformations majeures interviennent aux XVIIIe et XIXe siècles, avec des ajouts comme la tour ronde ou les chais. L'architecte Étienne Massioux, originaire de Saintonge, supervise la reconstruction de 1784, marquant une transition vers une esthétique plus classique tout en conservant des éléments défensifs. Les bouches à feu et les bastions rappellent le contexte troublé des guerres de Religion ou des conflits locaux, bien que le texte ne précise pas d'événements spécifiques.
Aujourd'hui, le château reste un témoignage de l'histoire rurale et seigneuriale de la région, où la viticulture (distillerie, vignes) et l'élevage (bergerie, pigeonnier) jouaient un rôle central. Son inscription récente (2012) souligne la volonté de préserver un patrimoine à la fois militaire, agricole et architectural, caractéristique des châteaux de Charente-Maritime entre Moyen Âge et époque moderne.