Construction du corps de logis initial 1621 (≈ 1621)
Portail daté et tour de défense édifiés.
début XIXe siècle
Extension néo-classique
Extension néo-classique début XIXe siècle (≈ 1904)
Ajout du corps transversal et décors impériaux.
4 octobre 2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 octobre 2007 (≈ 2007)
Protection du logis et de la glacière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis du château et sa glacière, en totalité (cad. D 448) : inscription par arrêté du 4 octobre 2007
Personnages clés
Jean-François de La Borie (1760–1843) - Seigneur de Saint-Sulpice et maire
Propriétaire attaché au Premier Empire.
Marie-Julie Josèphe de Raffin - Épouse de Jean-François de La Borie
Fille du marquis d’Hauterive.
Origine et histoire du Château de Saint-Sulpice
Le château de Saint-Sulpice, situé sur un éperon dominant la rivière Lède à La Sauvetat-sur-Lède (Lot-et-Garonne), se compose de deux corps de logis disposés en T. La partie la plus ancienne, orientée nord-sud, date du XVIIe siècle et inclut une cour intérieure et une tour de défense. Son portail, marqué de la date 1621, témoigne de cette période initiale. Ce premier bâtiment reflète une architecture défensive typique de l’époque, adaptée à son positionnement stratégique.
Au début du XIXe siècle, un second corps de logis est ajouté perpendiculairement au premier, à son extrémité sud, dans un style néo-classique marqué par un avant-corps à fronton. Le rez-de-chaussée arbore des décors stuqués célébrant la vie rurale, tandis que le salon de musique rend hommage au Premier Empire avec des motifs comme l’aigle impériale, un masque de Napoléon et une référence à l’Aiglon. Ces éléments illustrent l’attachement de la famille propriétaire, les La Borie, à cette période historique.
Le château est resté dans la famille La Borie du XVIIe au XXe siècle. Jean-François de La Borie (1760–1843), seigneur des lieux et maire de Villeneuve-sur-Lot de 1800 à 1813, incarne ce lien entre le monument et l’histoire locale. Marié à Marie-Julie Josèphe de Raffin, fille d’un marquis, il symbolise l’aristocratie rurale attachée aux valeurs impériales. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2007, conserve ainsi une double mémoire : celle d’une forteresse transformée et celle d’un foyer impérial.
L’édifice protège aujourd’hui son logis et sa glacière, éléments classés en totalité par arrêté du 4 octobre 2007. Son architecture hybride, mêlant héritage médiéval et influences néo-classiques, en fait un témoignage rare des évolutions sociales et politiques de la région, du Grand Siècle à l’Empire.