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Château de Saint-Sulpice à La Sauvetat-sur-Lède dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Lot-et-Garonne

Château de Saint-Sulpice à La Sauvetat-sur-Lède

    D216
    47150 La Sauvetat-sur-Lède
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1621
Construction du corps de logis initial
début XIXe siècle
Extension néo-classique
Début du XIXe siècle
Extension néo-classique
4 octobre 2007
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis du château et sa glacière, en totalité (cad. D 448) : inscription par arrêté du 4 octobre 2007

Personnages clés

Jean-François de La Borie (1760–1843) - Seigneur de Saint-Sulpice et maire Propriétaire attaché au Premier Empire.
Marie-Julie Josèphe de Raffin - Épouse de Jean-François de Laborie Fille du marquis d’Hauterive
Jean-François de Laborie (ou La Borie) - Seigneur de Saint-Sulpice et maire Propriétaire, lien avec le Premier Empire

Origine et histoire

Le château de Saint-Sulpice, situé sur un éperon dominant la rivière Lède à La Sauvetat-sur-Lède (Lot-et-Garonne), se compose de deux corps de logis disposés en T. La partie la plus ancienne, orientée nord-sud, date du XVIIe siècle et inclut une cour intérieure et une tour de défense. Son portail, marqué de la date 1621, témoigne de cette période initiale. Ce premier bâtiment reflète une architecture défensive typique de l’époque, adaptée à son positionnement stratégique.

Au début du XIXe siècle, un second corps de logis est ajouté perpendiculairement au premier, à son extrémité sud, dans un style néo-classique marqué par un avant-corps à fronton. Le rez-de-chaussée arbore des décors stuqués célébrant la vie rurale, tandis que le salon de musique rend hommage au Premier Empire avec des motifs comme l’aigle impériale, un masque de Napoléon et une référence à l’Aiglon. Ces éléments illustrent l’attachement de la famille propriétaire, les La Borie, à cette période historique.

Le château est resté dans la famille La Borie du XVIIe au XXe siècle. Jean-François de La Borie (1760–1843), seigneur des lieux et maire de Villeneuve-sur-Lot de 1800 à 1813, incarne ce lien entre le monument et l’histoire locale. Marié à Marie-Julie Josèphe de Raffin, fille d’un marquis, il symbolise l’aristocratie rurale attachée aux valeurs impériales. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2007, conserve ainsi une double mémoire : celle d’une forteresse transformée et celle d’un foyer impérial.

L’édifice protège aujourd’hui son logis et sa glacière, éléments classés en totalité par arrêté du 4 octobre 2007. Son architecture hybride, mêlant héritage médiéval et influences néo-classiques, en fait un témoignage rare des évolutions sociales et politiques de la région, du Grand Siècle à l’Empire.

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