Frise chronologique
XIIe siècle
Origines médiévales
Origines médiévales
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction initiale verrouillant la vallée du Célé.
1250
Seigneurie des Hébrard
Seigneurie des Hébrard
1250 (≈ 1250)
Guillaume Hébrard prend le titre de seigneur.
XVIe siècle
Transformation Renaissance
Transformation Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Jean III Hébrard modernise le château.
1790
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790 (≈ 1790)
Démantèlement débuté après la Révolution.
1904
Construction d'une villa balnéaire
Construction d'une villa balnéaire
1904 (≈ 1904)
Édifiée sur les vestiges, détruite en 1982.
7 janvier 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
7 janvier 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges médiévaux restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges du château médiéval comprenant la salle voûtée située sous la terrasse et les éléments de remparts subsistants (cf plan annexé à l'arrêté) ; porte d'entrée de la maison d'habitation et porte située au premier étage (cad. AL 24, 26, 29, 30) : inscription par arrêté du 7 janvier 1988
Personnages clés
| Géraud d'Hébrard - Ancêtre de la lignée |
Premier Hébrard connu, originaire de Cajarc. |
| Guillaume Hébrard - Seigneur de Saint-Sulpice (1250) |
Père d'Aymeric, évêque de Coïmbre. |
| Aymeric d'Hébrard - Évêque de Coïmbre (1279-1295) |
Fonda un monastère augustinien près du château. |
| Jean III Hébrard de Saint-Sulpice - Seigneur et rénovateur (XVIe siècle) |
Transforma le château en demeure Renaissance. |
| Claude de Gontaut-Biron - Épouse de Jean III Hébrard |
Cofinança les travaux du château. |
| Antoine Vidal de Lapize - Acquéreur d'œuvres d'art (1780) |
Sauva des peintures du château avant sa destruction. |
Origine et histoire
Le château de Saint-Sulpice, situé dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines au XIIe siècle comme édifice médiéval contrôlant la vallée du Célé. Il fut la propriété de la famille Hébrard de Saint-Sulpice, dont le premier membre connu, Géraud d'Hébrard, était originaire de Cajarc. Au XIIIe siècle, Guillaume Hébrard, seigneur de Saint-Sulpice, et son fils Aymeric, évêque de Coïmbre, consolidèrent son rôle défensif et religieux, notamment en fondant un monastère augustinien et en important des esclaves sarrasins pour cultiver les terres.
Au XVIe siècle, Jean III Hébrard de Saint-Sulpice et son épouse Claude de Gontaut-Biron transformèrent le château médiéval en une somptueuse résidence Renaissance. Leur lignée connut un déclin tragique : leurs trois fils périrent violemment entre 1573 et 1587, laissant le château passer par alliance aux Crussol d'Uzès au XVIIe siècle. Ces derniers l'abandonnèrent, et 25 ans avant la Révolution, son contenu (meubles, tableaux, bibliothèque de 3 000 livres) fut vendu.
Saisi comme bien national en 1790, le château fut démantelé au XIXe siècle pour servir de carrière de pierres. Une villa balnéaire, construite en 1904 par la famille La Noue (branche des Hébrard) sur ses vestiges, disparut en 1982. Seuls subsistent des vestiges médiévaux, inscrits aux monuments historiques en 1988 : une salle voûtée, des remparts partiels, et deux portes conservées.
L’histoire du château reflète les mutations architecturales et sociales du Quercy, marqué par les conflits religieux des guerres de Religion et la décadence des familles nobles locales. Son déclin illustre aussi le sort de nombreux édifices seigneuriaux, délaissés puis démolis pour leur valeur matérielle après la Révolution.