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Château de Saint-Sulpice dans le Lot

Château de Saint-Sulpice

  • Saint-Sulpice

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1250
Guillaume Hébrard seigneur
XIIIe siècle
Construction de la forteresse
1573-1587
Morts tragiques des héritiers
XVIe siècle
Transformation Renaissance
1790
Vente comme bien national
1988
Classement des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Géraud d'Hébrard - Ancêtre de la famille Premier membre connu de la lignée.
Guillaume Hébrard - Seigneur de Saint-Sulpice (1250) Chevalier, fondateur du monastère augustinien.
Aymeric d'Hébrard - Évêque de Coïmbre (1279-1295) Fils de Guillaume, utilisa des esclaves sarrasins.
Jean III Hébrard de Saint-Sulpice - Seigneur et rénovateur Transforma le château en demeure Renaissance.
Claude de Gontaut-Biron - Épouse de Jean III Cofinança les travaux Renaissance.
Catherine Hébrard de Saint-Sulpice - Dernière héritière directe Transmit le château aux Lauzières-Thémines.

Origine et histoire

Le château de Saint-Sulpice, situé dans le département du Lot, fut à l’origine une forteresse du XIIIe siècle édifiée par la famille Hébrard de Saint-Sulpice pour protéger leurs possessions dans la vallée du Célé. Ce fief, proche de l’abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé, aurait été acquis par les Hébrard, une lignée dont le plus ancien membre connu, Géraud d'Hébrard, était originaire de Cajarc. En 1250, Guillaume Hébrard, seigneur du lieu, fit bâtir un monastère augustinien et utilisa des esclaves sarrasins pour cultiver ses terres.

Au XVIe siècle, Jean III Hébrard de Saint-Sulpice et son épouse Claude de Gontaut-Biron modernisèrent le château médiéval en une résidence Renaissance. Leur descendance connut un destin tragique : leurs trois fils périrent violemment entre 1573 et 1587, laissant leur fille Catherine hériter du domaine. Celle-ci épousa Pons de Lauzières en 1587, transmettant ainsi le château à la famille de Crussol d’Uzès au début du XVIIe siècle, qui le laissa à l’abandon.

Vendu comme bien national en 1790 pendant la Révolution, le château fut démantelé pour servir de carrière de pierres. Au XIXe siècle, une villa balnéaire y fut construite par la famille La Noue (branche des Hébrard), avant d’être détruite en 1982. Seuls subsistent aujourd’hui des vestiges classés monuments historiques en 1988, témoins de son passé prestigieux et tourmenté.

Liens externes

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