Réalisation des papiers peints 1815-1820 (≈ 1818)
Création des décors panoramiques uniques à Venise et Alpes.
4 janvier 2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 janvier 2001 (≈ 2001)
Protection des deux pièces et leurs papiers peints.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux pièces du rez-de-chaussée du logis, ornées de papiers peints panoramiques, avec leur décor (cad. F 52) : classement par arrêté du 4 janvier 2001
Origine et histoire du Château de Saint-Symphorien
Le château de Saint-Symphorien, situé dans la commune éponyme des Deux-Sèvres, est une propriété initialement construite au XVIIIe siècle, mais profondément réaménagée dans la première moitié du XIXe siècle. Il adopte l’apparence d’une imposante maison bourgeoise, sobrement embellie par deux tours d’angle. Son originalité réside dans ses intérieurs, où deux pièces du rez-de-chaussée abritent des papiers peints panoramiques exceptionnels, réalisés entre 1815 et 1820. Ces décors, en camaïeu ou polychromes, représentent des vues de Venise en grisaille ou en vert, ainsi qu’un paysage alpin unique, peint à la main sans répétition de motifs, probablement sur commande.
Les éléments protégés du château, classés Monument Historique par arrêté du 4 janvier 2001, se limitent à ces deux pièces et leurs décors. La propriété appartient aujourd’hui à la commune de Saint-Symphorien. Les papiers peints, témoins du goût pour les paysages pittoresques et les techniques artisanales d’époque, illustrent l’influence des voyages et de l’art décoratif au début du XIXe siècle. Leur conservation souligne l’importance patrimoniale de ce lieu, malgré une localisation géographique jugée d’une précision moyenne (niveau 6/10).
Le château s’inscrit dans un contexte régional marqué, au XIXe siècle, par la transformation des résidences aristocratiques ou bourgeoises en symboles de statut social. Dans les Deux-Sèvres, comme ailleurs en Nouvelle-Aquitaine, ces demeures reflétaient souvent l’ascension d’une bourgeoisie enrichie par le commerce, l’agriculture ou les charges administratives. Les papiers peints panoramiques, alors à la mode, servaient à afficher un raffinement culturel, tout en évoquant des lieux lointains comme Venise ou les Alpes, inaccessibles à la majorité de la population locale. Ces décors intérieurs, aujourd’hui protégés, offrent un aperçu des aspirations esthétiques et des réseaux artisanaux de l’époque.