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Château de Saint-Ulrich à Ribeauville dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Saint-Ulrich

  • 15 Route de Sainte-Marie aux Mines
  • 68150 Ribeauvillé
Château de Saint-Ulrich
Château de Saint-Ulrich
Château de Saint-Ulrich
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
68150 Ribeauvillé, 15 Route de Sainte-Marie aux Mines

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1038
Première mention écrite
1084
Cession à l’évêché de Bâle
1163
Attribution à Egenolphe d’Urslingen
1287 et 1293
Sièges impériaux
1518
Abandon du château
XVe siècle
Transformation en prison
1841
Classement monument historique
XIXe siècle
Restauration par Charles Winkler
1999-2000
Restauration complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines des trois châteaux : classement par arrêté du 1er octobre 1841 et par J.O. du 16 février 1930

Personnages clés

Egenolphe d’Urslingen - Seigneur fidèle de Frédéric Barberousse Reçoit le château vers 1163.
Anselme II de Ribeaupierre - Seigneur défendant le château Résiste aux sièges de 1287 et 1293.
Cunégonde d’Hungerstein - Prisonnière célèbre du XVe siècle Accusée du meurtre de son mari.
Charles Winkler - Architecte restaurateur Consolide le château au XIXe siècle.
Henri IV du Saint-Empire - Empereur cédant le château Le donne à l’évêché de Bâle en 1084.

Origine et histoire du Château de Saint-Ulrich

Le château de Saint-Ulrich, également nommé Grand-Ribeaupierre, est l’un des trois châteaux médiévaux surplombant Ribeauvillé dans le Haut-Rhin. Construit entre les XIIIe et XIVe siècles, il culmine à 528 mètres d’altitude et fut classé monument historique dès 1841. Ses vestiges, dont un donjon du XIIe siècle et une chapelle du XVe siècle dédiée à saint Ulrich, témoignent de son importance stratégique et architecturale.

Le château fut initialement la résidence principale des seigneurs de Ribeaupierre, mentionnés dès 1038 sous le nom de « rocher de Reginbald ». Au fil des siècles, il changea de mains entre l’Empire, l’évêché de Bâle et des fidèles comme Egenolphe d’Urslingen. Au XIIIe siècle, il devint le symbole de la puissance des Ribeaupierre, qui y résistèrent à deux sièges impériaux (1287 et 1293). La famille quitta les lieux en 1518 pour un château Renaissance, laissant Saint-Ulrich se dégrader pendant la guerre de Trente Ans.

L’architecture du château reflète plusieurs époques : donjon carré et logis du XIIe siècle, salle des chevaliers du XIIIe siècle avec ses fenêtres romanes, et barbacane du XIVe siècle. La chapelle Saint-Ulrich, ajoutée vers 1435, donne son nom actuel au site. Au XVe siècle, le château servit de prison, abritant des personnages comme Cunégonde d’Hungerstein, accusée du meurtre de son mari. Abandonné après le XVIe siècle, il fut restauré au XIXe siècle par Charles Winkler, puis en 1999-2000.

Les fouilles et études révèlent une occupation ancienne du site, peut-être dès l’époque hallstattienne. Le donjon circulaire, daté de la première moitié du XIIIe siècle, et la courtine ouest illustrent les techniques militaires médiévales. Le château, propriété de la commune, domine toujours la plaine d’Alsace, offrant un témoignage exceptionnel du Moyen Âge dans la région.

Classé parmi les monuments historiques, Saint-Ulrich partage son histoire avec les deux autres châteaux de Ribeauvillé (Girsberg et Haut-Ribeaupierre). Son état actuel, bien que partiel, permet d’imaginer son rôle central dans les conflits féodaux et la vie seigneuriale alsacienne. Les restaurations successives ont préservé ses murs, ses portes fortifiées et ses éléments défensifs, en faisant un lieu emblématique du patrimoine local.

Liens externes

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