Origine médiévale XIIIe siècle (≈ 1350)
La seigneurie est attestée dès la fin du XIIIe siècle.
XIVe siècle
Possession de Guigon
Possession de Guigon XIVe siècle (≈ 1450)
Le château est tenu par Guigon de Goudet.
XVIe siècle
Modernisation militaire
Modernisation militaire XVIe siècle (≈ 1650)
Le château est modernisé pour résister aux armes à feu sous l'impulsion d'Antoine II de La Tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. A 392) : classement par arrêté du 21 novembre 1958 ; Enceinte (cad. A 387, 388, 390, 392, 393) : inscription par arrêté du 30 septembre 1991
Personnages clés
Antoine II de La Tour
Chef de la Ligue en Velay, responsable de la modernisation du château.
Guigon de Goudet
Propriétaire du château au XIVe siècle.
Vianney Audemard d'Alançon
Propriétaire actuel du château depuis 2016.
Origine et histoire du Château de Saint-Vidal
Le château et son enceinte de Saint-Vidal forment une forteresse médiévale située sur la commune de Saint-Vidal, dans l'ancien Velay, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du Puy-en-Velay, dans la vallée de la Borne à environ 700 m d'altitude. D'origine antérieure au XIIIe siècle, l'ensemble acquiert son importance actuelle aux XVIe et XVIIe siècles, devenant l'un des plus remarquables ouvrages militaires de la région. Sous l'impulsion d'Antoine II de La Tour, chef de la Ligue en Velay, le château est modernisé pour résister aux armes à feu ; les travaux, menés de 1563 à 1578, comprennent la surélévation du donjon sud‑ouest, l'aménagement de nombreuses canonnières et meurtrières, le renforcement des murailles par des talus et un glacis, ainsi que la construction de communs prolongés par une courtine sud. Pendant les guerres de Religion, ces adaptations font de la forteresse un poste de défense majeur ; en 1591 elle est le théâtre de combats et d'un siège, et la même année Antoine II est assassiné. La seigneurie, attestée dès la fin du XIIIe siècle et tenue au XIVe siècle par Guigon de Goudet, passe ensuite aux La Tour puis aux familles de Rochefort d'Ailly et d'autres propriétaires cités jusqu'au XVIIIe siècle ; le château devient par la suite propriété de l'évêché du Puy-en-Velay. Abandonné par le diocèse, il est acquis en 1930 par la famille Sahy, qui entreprend sa restauration et en relance l'usage culturel. Racheté en 2016 par Vianney Audemard d'Alançon, le projet de valorisation a mobilisé des financements publics et privés et suscité des controverses; une inauguration avait été annoncée pour 2018. Une partie du château a été transformée au printemps 2022 en hôtel de luxe et classée cinq étoiles. L'architecture du site se présente comme un quadrilatère organisé autour d'une cour intérieure, flanqué de tours rondes dont deux datent du XVe siècle; l'angle sud‑ouest accueille une tour‑donjon d'habitation à étage de défense pourvu de nombreuses canonnières. Les murailles, percées de bouches à feu et renforcées par d'épais talus, utilisent les procédés défensifs recommandés par les traités d'architecture de l'époque; la cour est bordée sur trois côtés d'une galerie voûtée et une basse‑cour, protégée par des braies flanquées, abrite l'ancienne chapelle castrale devenue église paroissiale. Le château est entièrement classé au titre des Monuments historiques depuis 1958 et son enceinte est inscrite depuis 1991. Parmi les personnalités liées au lieu figurent Antoine II de La Tour Saint‑Vidal, les familles de La Tour et de Rochefort d'Ailly, Jean‑Joseph d'Apchier et Vianney d'Alançon, propriétaire depuis 2016. Propriété privée, le site accueille des manifestations culturelles et propose désormais une offre hôtelière haut de gamme.