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Château de Saint-Vidal en Haute-Loire

Château de Saint-Vidal

  • 22 Rue Antoine de la Tour
  • 43320 Saint-Vidal
Place du Château, 43320 Saint-Vidal, France

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Avant le XIIIe siècle
Construction initiale
1383
Capture d'Hugues de Saint-Vidal
Fin XIIIe siècle
Première attestation seigneuriale
1563-1578
Modernisation défensive
Janvier 1591
Assassinat d'Antoine II de La Tour
Juillet 1591
Siège par les troupes d'Henri IV
1748-1765
Changement de propriétaires
1930
Rachat par la famille Sahy
1958
Classement Monument historique
2016
Rachat par Vianney Audemard d'Alançon
2022
Ouverture de l'hôtel cinq étoiles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Antoine II de La Tour Saint-Vidal - Seigneur et gouverneur militaire Modernisateur du château au XVIe siècle
Hugues de Saint-Vidal - Capitaine des bailliages Prisonnier des Anglais en 1383
Pierre de la Rodde - Assassin d'Antoine II Auteur du meurtre en 1591
Claire de Saint-Vidal - Héritière et épouse Fille d'Antoine II, mariée à Claude de Rochefort
Claude de Rochefort d'Ailly - Nouveau seigneur en 1582 Époux de Claire de Saint-Vidal
Bernard Sahy - Propriétaire-restaurateur (1930) A ouvert le château aux associations
Vianney Audemard d'Alançon - Propriétaire actuel (depuis 2016) Porteur du projet touristique ambitieux
Didier Repellin - Architecte en chef Responsable des aménagements intérieurs
François d’Orléans - Paysagiste Concepteur des jardins extérieurs

Origine et histoire

Le château de Saint-Vidal est une forteresse médiévale édifiée avant le XIIIe siècle dans l’ancien Velay, à 7,5 km au nord-ouest du Puy-en-Velay, en Haute-Loire. Initialement un castrum fortifié typique de la région, il devient au XVIe siècle une imposante place forte sous l’impulsion d’Antoine II de La Tour Saint-Vidal, gouverneur militaire du Velay. Ses remparts, talus et canonnières en font un modèle d’adaptation aux guerres de Religion, avec des aménagements défensifs conçus pour résister aux tirs d’artillerie entre 1563 et 1578.

La seigneurie de Saint-Vidal, attestée dès la fin du XIIIe siècle, passe entre les mains de familles influentes comme les Goudet ou les La Tour. En 1383, Hugues de Saint-Vidal, capitaine des bailliages du Velay, est capturé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, illustrant les tensions de l’époque. Au XVIe siècle, Antoine II de La Tour, figure majeure de la Ligue catholique, modernise le château avant d’être assassiné en 1591. La forteresse résiste alors à un siège des troupes d’Henri IV, évitant sa destruction ordonnée par le roi de Navarre.

Après des changements de propriétaires au XVIIIe siècle (Rochefort d’Ally, évêché du Puy), le château est acquis en 1930 par la famille Sahy, qui le restaure et l’ouvre au public. Depuis 2016, Vianney Audemard d’Alançon en fait un projet touristique ambitieux, alliant spectacles historiques et hôtel cinq étoiles depuis 2022. Classé Monument historique en 1958, il incarne aujourd’hui un patrimoine militaire préservé, soutenu par des subventions publiques et des mécènes privés.

L’architecture du château reflète son évolution défensive : un quadrilatère flanqué de quatre tours rondes, dont un donjon du XVIe siècle percé de canonnières, entouré de murailles talutées et d’une basse-cour abritant une ancienne chapelle castrale. Les galeries voûtées de la cour intérieure et les bretèches rappellent les traités d’architecture militaire de la Renaissance. Son état de conservation exceptionnel en fait l’une des forteresses les plus remarquables d’Auvergne.

Le site, propriété privée, combine désormais valorisation culturelle et tourisme haut de gamme. Les aménagements récents, confiés à des architectes des Monuments historiques comme Didier Repellin, visent à en faire une attraction majeure de la région. Le projet, soutenu par des personnalités médiatiques (Stéphane Bern, Lorànt Deutsch) et des fonds comme celui de la famille Dassault, a suscité des polémiques en 2019 autour des subventions régionales, tout en bénéficiant d’un financement public global de 1,2 million d’euros.

Liens externes

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